Les communes investissent peu pour la biodiversité

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Le martin-pêcheur figure parmi les oiseaux à protéger en Suisse.

Favoriser la biodiversité ne figure pas parmi les préoccupations premières des communes suisses. C’est en résumé ce qui ressort d’une étude menée par l'Association suisse pour la protection des oiseaux, l’Aspo Birdlife Suisse, à laquelle 630 communes ont répondu, soit 27% d’entre elles.

Il apparaît que les moyens en personnel voués à la protection de la nature et de la biodiversité sont assez limités. Une commune sondée sur six ne compte pas de poste spécifique en la matière et seule une commune sur dix investit davantage qu’un poste à 50%. Cette dotation est clairement insuffisante aux yeux du directeur romand de Birdlife Suisse François Turrian.

Les moyens financiers dédiés à la biodiversité sont aussi restreints, selon l’étude : 45% des communes interrogées disposent de moins de 10'000 francs par an. Elles ne sont que 3% à allouer plus de 250'000 francs à la biodiversité par année.

 

Manque d’informations à disposition

L’étude montre également que les communes estiment ne pas avoir suffisamment d’informations et de données de base sur le sujet. Elles tendent d’ailleurs à considérer que la biodiversité se porte bien en Suisse ; une estimation qui ne correspond pas aux conclusions des scientifiques.

Finalement, l’étude s’est intéressée aux domaines dans lesquels les communes investissent. La promotion de la biodiversité en milieu agricole et la revalorisation des sites protégés occupent les deux premiers rangs. La conservation des espèces et la biodiversité en milieu construit apparaissent en revanche plutôt comme les parents pauvres en la matière.

Les résultats de cette étude ont été publiés parallèlement à la Journée internationale de la biodiversité prévue vendredi. /sbe  

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