Condamné pour ses réactions violentes

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L'accusé était jugé à Boudry.

Une impulsivité jugée inquiétante qui aboutit à une condamnation : le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers à Boudry a opté pour une peine de 14 mois avec sursis pendant trois ans à l’encontre d’un requérant d’asile débouté qui comparaissait pour deux altercations survenues à Neuchâtel et à Couvet en octobre dernier.

L’homme a été reconnu coupable de tentative de lésions corporelles graves et de lésions corporelles simples pour des coups de couteau donnés à un autre requérant d’asile dans le passage sous-voie de la gare de Neuchâtel. L’avocat de l’accusé a tenté de plaider la légitime défense, mais le juge a lui retenu un excès de légitime défense, évoquant le caractère actif du comportement de l’homme. Il a rappelé que l’accusé avait sorti un couteau et s’en était servi pour asséner plusieurs coups au plaignant. A ses yeux, cette réaction était disproportionnée et aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. En effet, la victime s’en est sortie sans séquelle.

 

Bagarre à Couvet pas retenue par le juge

Le juge n’a en revanche pas retenu la mise en danger de la vie d’autrui pour l’épisode de Couvet. L’accusé avait alors étranglé un demandeur d’asile lors d’une bagarre au centre d’accueil et lui avait donné un coup de pied alors qu’il était au sol, évanoui.  Pour le juge, aucune donnée médicale ne permet d’attester que la vie de la victime a été mise en danger. Cette altercation n’est apparue que tardivement au cours de la procédure. Le requérant d’asile lésé n’a pas pu être entendu étant donné qu’il était déjà reparti du centre et qu’il n’y avait pas eu de rapport médical au moment des faits, l’homme n’étant pas allé à l’hôpital.

Le choix du juge de ne pas retenir cet épisode surprend le procureur qui va faire une annonce d’appel pour obtenir un jugement plus détaillé. Selon lui, le comportement de l’accusé a bel et bien mis en danger la vie de sa victime. Celle-ci a présenté des signes d’asphyxie en tombant au sol évanouie après l’étranglement. A cela s’est encore ajouté un coup de pied dans le ventre. Le Ministère public juge également crédible le témoignage du veilleur qui a séparé les deux hommes et qui, en rapportant les faits, a indiqué que s’il n’était pas intervenu, l’homme « y serait passé ».

L’accusé a été remis en liberté à l’issue du verdict. Il était en détention provisoire depuis le 31 octobre dernier. /sbe

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