Vers un Conseil général réduit à Gorgier ?

Le Conseil général de Gorgier pourrait voir ses effectifs diminuer d’un quart dès la prochaine législature. Le Conseil communal propose au législatif de réduire le nombre de conseillers généraux de 39 à 31. Le sujet est à l’ordre du jour de la séance du Conseil général de ce jeudi.

Certains sièges restent froids lors de ces séances. Actuellement, deux sont à repourvoir, mais le législatif n’a, en fait, jamais été au complet depuis le début de la législature en 2012, d’où la volonté du Conseil communal de revoir à la baisse le nombre de membres.

L’exécutif entend profiter pleinement de la possibilité offerte par la loi de réduire d’un quart, au maximum, le nombre de conseillers généraux, tout en conservant un chiffre impair. L’exécutif fait état de difficultés à remplir les sièges qui se sont amplifiées.

 

Les habitants de Gorgier auront leur mot à dire

Si le Conseil général donne son aval, la population de Gorgier sera, elle aussi, appelée à se prononcer, puisqu’une telle décision est soumise au référendum obligatoire. La votation sera organisée cette année encore pour entrer en vigueur avec la nouvelle législature en 2016.

 

Un phénomène qui n’a rien de nouveau

Le cas de Gorgier n’a rien de particulier. Le chef du Service des communes du Canton de Neuchâtel, Pierre Leu, rappelle que de nombreuses communes avaient recouru à cette possibilité de réduire le nombre de conseillers généraux, il y a une dizaine d’années ; une possibilité inscrite dans la loi depuis 1999. Plus récemment, en novembre 2014, les habitants de La Brévine ont accepté de réduire leur législatif de 15 à 13 sièges.

Plusieurs phénomènes expliquent cette difficulté à recruter des membres selon Pierre Leu, comme un intérêt moins prononcé de la population pour la chose publique dans une société où l’individualisme domine. Le lien avec la commune où l’on habite est aussi moins fort à l’heure où la mobilité s’accroît et que le lieu de vie ne correspond pas forcément au lieu de travail et de loisirs. La complexité des dossiers entre aussi en ligne de compte. Les villes ne sont pas épargnées par le phénomène, indique Pierre Leu. On peut en déduire que les fusions de communes ont encore de beaux jours devant elles. /sbe

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