Création d'un service médical mieux adapté pour les détenus

Prison, La Promenade, La Chaux-de-Fonds Zoom sur « Prison, La Promenade, La Chaux-de-Fonds » (touche ESC pour fermer)
Neuchâtel s'aligne sur les autres canton romands (ici : la prison de La Promenade, à La Chaux-de-Fonds).

Le canton de Neuchâtel aura enfin son Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire dès le 1er octobre. Il était le dernier des cantons romands à ne pas être doté d’une telle structure.

Dans un rapport d’information destiné au Grand Conseil, le Conseil d’État indique que la structure verra le jour grâce à une collaboration avec le Centre neuchâtelois de psychiatrie. Concrètement, le Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire, le SMPP, deviendra indépendant de l’actuel Service pénitentiaire. Il passera sous les ordres du CNP. Il passera ainsi à une hiérarchie médicale.


Se spécialiser dans la médecine forensique

Le SMPP prendra en charge les 180 détenus répartis entre la prison de Bellevue à Gorgier et l’Établissement de la Promenade à La Chaux-de-Fonds. Les soins et le suivi des personnes en détention préventive, incarcérées ou suivies en ambulatoire devraient être mieux adaptés.

Le SMPP vise en effet plusieurs objectifs : avoir une structure spécialisée dans la médecine forensique, offrir aux détenus un cadre correctement doté en soins somatiques et psychiatriques et garantir aux soignants une liberté d’action en les rattachant à une hiérarchie médicale et non plus sécuritaire.

Concrètement, le SMPP sera mieux doté en personnel, un personnel par ailleurs spécialisé et qui se relayera durant des gardes 24 heures sur 24. C’est un véritable pas en avant : jusqu’à maintenant, les détenus n’avaient en effet pas l’accès à tous les soins et le suivi thérapeutique était lacunaire en raison du manque de ressources.


L'accent sur la prévention

Le personnel soignant, qui bascule sous les ordres du Centre neuchâtelois de psychiatrie, se déplacera dans les zones sécurisées des deux prisons du canton. Au-delà des soins et des thérapies, il fera beaucoup de prévention : une façon de diminuer drastiquement les maladies infectieuses et les risques de suicide, au sein une population particulièrement fragile en raison des conditions de détentions et des mélanges de cultures et de couches sociales.

En créant le SMPP, le canton de Neuchâtel s’aligne ainsi sur la loi qui garantit un accès aux soins pour tous, et un traitement sanitaire équivalent pour les détenus comme pour les citoyens libres.

Et cette structure n’est qu’une première partie d’un vaste plan d’action destiné à remodeler le Service pénitentiaire. /abo

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