Manifestations : le casse-tête de la nouvelle loi sur la police du commerce

Certains organisateurs de manifestation peuvent commencer à se faire du souci. Ici, le Corso fleuri des Vendanges. Zoom sur « Certains organisateurs de manifestation peuvent commencer à se faire du souci. Ici, le Corso fleuri des Vendanges. » (touche ESC pour fermer)
Certains organisateurs de manifestation peuvent commencer à se faire du souci. Ici, le Corso fleuri des Vendanges.

Les organisateurs de manifestations dans le canton de Neuchâtel montent aux barricades. Ils découvrent avec surprise les méandres de la nouvelle loi sur la police du commerce.

Les responsables craignent une envolée des redevances et des émoluments. A la Fête du vin de Cressier, la facture est passée en un an de 340 à 6’840 francs. Mais l’Etat veut revoir la note. Il attend vendredi les responsables de manifestations régionales pour tenter de trouver un terrain d’entente.

 

Facture salée  

Reste que pour l’instant, les bénévoles se font du souci. La loi a été adoptée par le Grand Conseil il y a à peine plus d’un an. Le calcul des taxes se base désormais sur la fréquentation de la manifestation et le nombre de points de vente. Pour Cressier, cela représente pour trois jours déjà une note de plus de 2'100 francs.

A cela, il faut ajouter une redevance sur la vente des boissons alcooliques, qui se monte à 80 francs par jour et par bar. La note atteint 2'640 francs dans le cas de la Fête du vin. Enfin, pour organiser une manifestation publique, il faut compter avec un émolument général. Taxe qui, avec 21 points de vente, se monte à 2'100 francs à Cressier.

Ceci n’est que l’exemple de Cressier. L’ensemble des responsables de fêtes contactés sont inquiets. Prenons le cas de la Fête des vendanges de Neuchâtel: selon nos calculs, si le Service de la consommation se base sur les documents actuels, le montant des redevances et des émoluments avoisineraient les 100'000 francs ! Une situation qui inquiète, évidemment, le président central du comité des Vendanges.

 

Rencontre en vue  

Les organisateurs de manifestations sont conviés vendredi à une rencontre avec le conseiller d’Etat en charge du développement territorial et de l’environnement. Le but est de trouver un terrain d’entente qui puisse satisfaire tant les bénévoles que l’Etat. Ce qui n’est pas impossible. Rappelons qu’en février dernier, le gouvernement avait déjà procédé à une double modification du règlement d’application de la loi sur la police du commerce. Il avait décidé d’exempter les petites manifestations, telles que les soirées de gym, d’élaborer un concept de protection de la jeunesse face à l’alcool. /aju

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.