Vaumarcus capitale du secours spéléologique

La Rega est partenaire du Secours-spéléo suisse Zoom sur « La Rega est partenaire du Secours-spéléo suisse  » (touche ESC pour fermer)
Les secouristes spéléo ont reçu la visite de la Rega, jeudi à Vaumarcus.

Le camp de Vaumarcus a pris des allures cosmopolites cette semaine, à l'occasion de la 13e Rencontre internationale des organisations de secours spéléologique.

Une centaine de sauveteurs venus de toute l'Europe, et même de Nouvelle-Zélande, ont fait le déplacement pour ce rassemblement qui dure jusqu'à dimanche. Les spécialistes peuvent ainsi échanger sur les méthodes, les pratiques et le matériel d'intervention en cas d'accident souterrain.

Ces rencontres ont lieu tous les quatre ans. La dernière s'était tenue en Bulgarie.

 

Une question d'expérience

"Pour être un bon secouriste, il faut pratiquer la spéléologie de manière très régulière", note Patrick Deriaz, président du Spéléo-secours suisse. En gros, sauver sous terre, ça ne s'improvise pas. "Ce sont souvent des spéléologues d'expérience, qui se sont distingués au sein de leur club, qui deviennent secouristes". Un week-end de formation est organisé chaque année.

Les secouristes doivent aussi bien connaître les gouffres de leur région. Selon Patrick Deriaz, "un sauveteur qui a l'expérience du Jura ne fera pas forcément un bon travail dans les Alpes."

 

Accidents rares

Le secours spéléo intervient en cas d'accidents souterrains, dans des grottes ou autres cavités, généralement lorsque des spéléologues sont en difficulté. Les opérations de sauvetage sont rares : en moyenne, 2 à 3 interventions par année en Suisse.

Dans la région, c'est surtout le sauvetage d'un homme dans la grotte de Môtiers, en 2013, qui reste dans les mémoires. "Avant lui, cela faisait huit ans que rien n'était arrivé dans la région", précise Patrick Deriaz.

La fatigue, l'imprudence et plus rarement le matériel défectueux peuvent être à l'origine d'un accident. Afin de limiter les risques, la spéléologie est sensée toujours se pratiquer en binôme, comme en plongée.

 

Partenariat avec la Rega

En cas d'accident, les personnes en difficulté font appel à la Rega, partenaire du Spéléo-secours suisse depuis 30 ans. C'est elle qui fait office de centrale d'alarme générale. La Rega contacte ensuite les chefs d'intervention des différentes régions, afin que le secours se mette en place.

La Suisse compte environ 200 secouristes spéléo, répartis en 8 colonnes de secours régional. Celle de Neuchâtel rassemble une quinzaine de personnes, dont un pompier/ambulancier capable d'apporter des soins lors d'une intervention.

Le matériel utilisé par la colonne de secours région Neuchâtel est basé à La Maladière, dans les locaux du SIS, à Neuchâtel. Le Canton subventionne les secouristes neuchâtelois à raison d'environ 4'000 francs par an, selon Patrick Deriaz. En cas d'intervention, c'est la Rega - pour les membres - ou l'assurance accident de la victime qui va prendre en charge les frais. /sco

Camp de Vaumarcus
Camp de Vaumarcus

L'hélicoptère de la Rega sur la pelouse de Vaumarcus
L'hélicoptère de la Rega sur la pelouse de Vaumarcus









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