Radar endommagé : compléments d'instruction dans l'affaire Siron

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Le procès se tient au Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à l'Hôtel de Ville de Neuchâtel.

L’affaire du radar endommagé près de Thielle a occupé lundi  le Tribunal régional de Neuchâtel. Sur le banc des accusés : le sergent-chef de la Police neuchâteloise Patrick Siron, qui avait mis en ligne l’information sur son compte Facebook personnel. Il conteste une ordonnance pénale le condamnant à 10 jours-amende de 200 francs, avec sursis, pour violation du secret de fonction.

Le président du tribunal n’a pas rendu de jugement. Il a demandé des compléments d’instruction dans une affaire plus compliquée qu’il n’y paraît.

 

Action citoyenne ?

Les faits remontent à juillet 2014. Patrick Siron poste sur Facebook quelques lignes qui dénoncent des vandales ayant fracassé à la hache un radar près de Thielle, quatre jours plus tôt. Il est en congé. Il affirme qu’il tient cette information de rumeurs entendues à la pharmacie, tout d’abord, puis par son beau-père qui revenait d’un apéritif dans un établissement public.

Le sergent-chef Patrick Siron, qui est par ailleurs président du syndicat de la Police neuchâteloise, explique avoir agi en tant que  citoyen pour dénoncer un acte de vandalisme commis sur la voie publique. Il soutient n’avoir pas pris connaissance de ce délit  dans le cadre de ses fonctions. Il reconnaît toutefois avoir aperçu le radar vandalisé dans le garage de la police, sans y prêter une attention particulière dans un endroit où traîne plein de matériel endommagé.

 

Témoin douteux

Le président du tribunal a décidé d’éclaircir certaines zones d’ombre avant de rendre son jugement. Il doit notamment réentendre un témoin douteux, qui a lancé au bistrot la rumeur de ce radar vandalisé. Il a dit au procureur avoir obtenu cette information de Patrick Siron, ce qui paraît peu vraisemblable.  

Le président, juge unique, veut aussi comprendre la chronologie de certains appels téléphoniques entre la chargée de communication de la police et le prévenu.  L’information sur Facebook aurait été postée après ces appels, ce que nie catégoriquement Patrick Siron.

Une seconde affaire, dans laquelle est impliqué  le policier, fait aussi  l’objet d’une procédure pénale pour violation du secret de fonction. Patrick Siron avait communiqué fin février, contre l’avis de sa hiérarchie, que quatre gendarmes avaient été blessés au Val-de-Travers. /fpa

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