Du Val-de-Travers dans la bouteille

Pour l'Interprofession:  Yves Currit, Yves Kübler et Frédéric Rothen, et le conseiller communal de Val-de-Travers Frédéric Mairy. Zoom sur « Pour l'Interprofession:  Yves Currit, Yves Kübler et Frédéric Rothen, et le conseiller communal de Val-de-Travers Frédéric Mairy. » (touche ESC pour fermer)
Pour l'Interprofession: Yves Currit, Yves Kübler et Frédéric Rothen, et le conseiller communal de Val-de-Travers Frédéric Mairy.

Vu l’atmosphère troublée qui règne dans le milieu, le comité de l’Association interprofessionnelle de l’absinthe tient à préciser les buts et les enjeux du dépôt d’une demande d’Indication géographique protégée (IGP). Son président, Frédéric Rothen, nommé en novembre dernier, a pris le temps d’analyser la situation en multipliant les démarches et les rencontres.

 

Economie et tourisme

Absinthe est un terme générique, le Tribunal administratif fédéral l’a rappelé en août 2014 et il a donné raison à ceux qui s’opposaient à l’IGP Absinthe. Depuis, l’Interprofession a choisi d’ajouter un localisant, et l’assemblée générale réunie en septembre s’est orientée vers ces dénominations : Absinthe du Val-de-Travers et Fée verte du Val-de-Travers. Juridiquement, il suffirait de distiller dans l’ère géographique concernée pour prétendre à une protection. Mais l’Interprofession va plus loin. Son cahier des charges prévoit que les absinthes candidates à l’IGP contiennent au moins une plante, la grande absinthe, cultivée au Val-de-Travers. Au total, cinq plantes fréquemment utilisées peuvent pousser dans la région. Pour l’Interprofession, il est important qu’il y ait du Val-de-Travers dans la bouteille, et pas seulement sur l’étiquette. Il en va, selon elle, du respect du patrimoine régional et de la crédibilité du produit pour le consommateur. Le Conseil communal de Val-de-Travers appuie cette démarche. La filière absinthe compte dans l’économie régionale et ce produit mythique est un élément très important pour le tourisme.

 

Assemblée générale le 29 avril

Des mécontents, regroupés au sein de l’Association des artisans-distillateurs d’absinthe du Val-de-Travers (AAA) se sont manifestés l’année passée. Ils revendiquent le droit d’importer leurs plantes, comme au temps de la clandestinité. Les dispositions légales leur permettent de le faire et d’appeler leur produit absinthe. Seules restrictions, si la demande d’IGP est acceptée : il ne faudra pas faire référence au Val-de-Travers sur l’étiquette, ni par des mots ni par des images. Le comité de l’Association interprofessionnelle de l’absinthe est même disposé à abandonner l’IGP Fée verte du Val-de-Travers si l’assemblée générale le souhaite. La réunion est fixée au 29 avril. Les membres de l’AAA qui sont aussi membres de l’Interprofession comptent s’y présenter avec des propositions destinées à modifier le cahier des charges. Si la discussion est fructueuse, ils pourraient soutenir la demande d’IGP. Dans le cas contraire, ils n’excluent pas de démissionner. /msa

Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.