Le CSEM fera pousser le gazon synthétique de la Maladière

capteur Zoom sur « capteur » (touche ESC pour fermer)
C'est un capteur similaire qui sera posé sous la pelouse, mais bien plus petit.

Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique saute sur l’occasion : après avoir appris que le Conseil général a accepté de financer un gazon synthétique pour le stade de la Maladière, le CSEM s’est approché du Conseil communal pour lui proposer un partenariat inédit. Selon nos informations, l’entreprise souhaite poser des nanocapteurs sans fil sous la pelouse synthétique, lui permettant ainsi de pousser, et donc d’avoir les avantages d’un véritable gazon.


Comme une imprimante 3D

Cette technologie, unique au monde et développée à Neuchâtel, serait en phase de test au stade de la Maladière. Si elle se révèle concluante, elle sera commercialisée.

« Le principe est à peu près similaire à celui d’une imprimante 3D », explique le chercheur Philippe Dallemagne, qui est à la tête de ce projet au CSEM. « Les nanocapteurs, fonctionnant à l’engrais synthétique, possèdent des actionneurs thermiques qui reconstituent le gazon et donc qui engendrent la repousse de l’herbe synthétique ».

Une fois que la pelouse aura atteint une taille raisonnable, elle pourra être tondue, mais avec une machine qui n’abîme pas les capteurs. « Nous sommes encore en cours de finalisation avec ce robot, il sera opérationnel bientôt », promet Philippe Dallemagne. Le chercheur précise même que les joueurs ne risquent pas de se blesser car les nanocapteurs seront posés de façon invisible. En revanche, une solution doit encore être trouvée pour que ces mêmes joueurs ne brisent pas l’installation du CSEM, car « la robustesse est encore en cours de finalisation ».


La Ville de Neuchâtel paye sa joie

Pour Neuchâtel, c’est l’expérience à ne pas rater : le conseiller communal en charge des sports rappelle que la devise de la Ville est Art de vivre, innovation. Thomas Facchinetti explique que « la carte de la notoriété devait être jouée ». Il ajoute que la hauteur de l’herbe pourra ainsi être ajustée en fonction des compétitions sportives, argumentant que les matches de rugby sont plus agréables sur du gazon ras que sur de l’herbe.

Mais un bémol tout de même : alors que le Conseil général vient de valider un crédit de 450'000 francs pour l’achat de cette pelouse synthétique, le partenariat public privé pourrait faire grincer des dents : la Ville devra en effet débourser 80'000 francs pour faire partie du projet. Mais Thomas Facchinetti relativise : « Nos réserves nous permettent d’intervenir dans de tels partenariats, surtout lorsqu’il s’agit d’innovation. De plus, je rappelle que si ce gazon est tondu, nous devrons le changer moins souvent. On est gagnant sur toute la ligne ». /abo

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