Criminalité : infractions en baisse en 2014

L’année 2014 est marquée par une baisse des infractions au Code pénal, selon la statistique policière neuchâteloise de la criminalité. Vingt et un cas de violences graves (homicides, lésions corporelles graves ou viols, par exemple) ont été répertoriés l’an passé, contre 23 en 2013 et 37 en 2012. Les violences domestiques sont aussi en léger recul.

En revanche, les statistiques montrent une hausse des actes d’ordre sexuel avec des enfants avec 68 cas l’an passé contre 58 en 2013. Cette augmentation s’explique notamment par les atteintes réalisées sur Internet.

 

Les vols restent les infractions les plus répandues

Ce qui occupe toujours le plus la Police neuchâteloise, ce sont les infractions contre le patrimoine, qui constituent 69% des cas répertoriés dans le canton de Neuchâtel. La moitié de ces actes sont des vols, mais ceux-ci sont toutefois en recul. Par ailleurs, en matière de cambriolages, la Police neuchâteloise souhaite renforcer la coopération intercantonale pour mieux lutter contre le phénomène.

En ce qui concerne le trafic de drogues, 1815 infractions contre la Loi sur les stupéfiants sont enregistrées ; un nombre stable. L’addiction la plus répandue reste celle au chanvre, suivie de celle à la cocaïne et aux méthamphétamines. L’an passé, les forces de l’ordre ont saisi 5,3 kilos de cocaïne et interpellé 108 trafiquants.

De manière générale, 41% des infractions ont été élucidées contre 31% sur le plan suisse. Au niveau national, les homicides et les vols sont également en baisse pour l'année 2014, mais les escroqueries sont en hausse.

 

Criminalité en hausse au Val-de-Travers

Le Val-de-Travers est le seul district qui présente une hausse de la criminalité (+23%), alors que tous les autres affichent une tendance à la baisse. Ce sont les atteintes au patrimoine, et notamment les vols par effraction, qui sont les plus courants dans cette région.

Le chef de la police judiciaire Olivier Guéniat avance différentes pistes pour expliquer ces chiffres. La première concerne la délinquance locale qui a débuté en 2013 déjà : une quinzaine de jeunes âgés de 20 à 25 ans ont commis une série de cambriolages. Autre catégorie visée : les toxicomanes, qui auraient recommencé à commettre des cambriolages, "vraisemblablement à la suite d'une baisse des prestations sociales" précise Olivier Guéniat.

"On a aussi affaire à quelques restes du printemps arabe, avec des requérants d'asile sans statut qui ont commis des délits dans cette région". Le chef de la police judiciaire dénombre encore des multirécidivistes, sortis de prison, qui participent à l'augmentation de la criminalité sur place.

En revanche, la présence du centre de requérants d'asile de Couvet, ainsi que la proximité du district avec la France ne présentent pas de lien significatif avec cette hausse, selon Olivier Guéniat. /sbe-sco

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