Les entreprises neuchâteloises sont inquiètes

L'horlogerie va avoir de la peine à maintenir sa vitesse de croisière. Zoom sur « L'horlogerie va avoir de la peine à maintenir sa vitesse de croisière. » (touche ESC pour fermer)
L'horlogerie va avoir de la peine à maintenir sa vitesse de croisière.

L’année 2015 s’annonce difficile pour l’industrie neuchâteloise. Les entreprises sont inquiètes, même si leur fiscalité va s’améliorer. C’est ce qui ressort de la 4e enquête menée par la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie (CNCI) et l’UBS.

L’année 2014 a été globalement bonne dans la marche des affaires, avec un ralentissement au 4e trimestre. L’emploi a diminué dans l’industrie alors qu’il a augmenté dans le secteur des services.

Les préoccupations des entreprises restent les mêmes, à savoir trouver du personnel qualifié; une crainte encore augmentée avec la votation du 9 février sur l’immigration. Si cette tendance perdure, les entreprises envisagent de former du personnel indigène. Moins réjouissant, certaines pourraient renoncer à des projets, à sous-traiter à l’étranger ou encore à délocaliser.

Pour la première fois, la CNCI et l’UBS ont mené une enquête de printemps qui cible les préoccupations des entreprises. La situation économique générale reste la crainte numéro une, suivie du niveau du franc suisse et de la recherche de nouveaux clients.

En ce qui concerne les effets du franc fort par rapport à l’euro, ils sont atténués du fait qu’une importante proportion des entreprises neuchâteloises exporte aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne en dollars, une monnaie qui s’est moins dépréciée que l’euro face au franc suisse.

Reste que l’abandon du taux plancher pourrait avoir des conséquences sur l’emploi, sur le chiffre d’affaire et sur le bénéfice des entreprises. La branche des services, qui importe pas mal, devrait en revanche tirer son épingle du jeu.

 

Neuchâtel doit mettre en avant ses atouts

Avec sa réforme sur la fiscalité, Neuchâtel a fait un bel effort pour réduire la charge sur les entreprises. En 2016, le canton deviendra même le plus avantageux de Suisse romande. Il faut que les autorités s’investissent maintenant pour vendre cet atout car les cantons voisins ont déjà annoncé des baisses encore plus conséquentes.

Neuchâtel doit aussi mettre un coup d’accélérateur pour améliorer son potentiel de croissance. Le canton pointe au 21e rang du classement UBS de la compétitivité entre les cantons.

Autre point négatif : les finances. Depuis quinze ans, Neuchâtel a toujours présenté des budgets dans le rouge et les comptes n’ont affiché que cinq fois des résultats positifs. Pour les économistes de la grande banque, l’assainissement des finances passe par une cure d’amaigrissement de la fonction publique. /sma

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