Monnard ne s'estime pas responsable

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Pierre-André Monnard ne baisse pas les bras.

Pierre-André Monnard, conseiller communal à La Chaux-de-Fonds, rejette toute responsabilité dans l'inattendue dégradation des finances de la Ville. Il a saisi l'exécutif et entend "faire rétablir la vérité".

"Mon équipe a mis en exergue d'importants dysfonctionnements et des erreurs qui ne me sont pas imputables. Les attaques personnelles que j'ai subies sont donc injustes et infondées. Je ne les accepte pas", martèle le grand argentier de la Métropole horlogère, cité dans un bref communiqué diffusé samedi.

L'élu libéral-radical ne compte pas s'épancher davantage dans l'immédiat. "Je vous informe que j'ai saisi le Conseil communal et je ne souhaite donc pas m'exprimer pour le moment".

Pierre-André Monnard était annoncé en arrêt maladie jusqu'à la fin du mois. Toujours dans le communiqué, il déclare "avoir pris deux semaines de réflexion pour analyser la situation".

Le conseiller communal est pris dans la tourmente depuis l'annonce d'un déficit inattendu de 12 millions de francs dans les comptes 2014. Absent, il n'a pas pu répondre aux accusations et aux appels à sa démission émis mardi soir lors d'une séance du législatif de la Ville, consacrée justement à la dégradation des finances communales. Même son parti lui demande de quitter ses fonctions.

 

Recettes fiscales mal évaluées

Alors que le budget 2014 prévoyait un bénéfice de 2,3 millions de francs, le bouclement provisoire fait apparaître un déficit de 11,9 millions de francs. La différence s'explique par une mauvaise évaluation des recettes fiscales.

Le document débattu par les conseillers généraux a dressé une liste de manquements imputables à Pierre-André Monnard. L'élu est accusé d'avoir commis une erreur de calcul qui porte sur 6 millions de francs en établissant le budget et d'avoir péché par optimisme sur le montant des rentrées fiscales.

Il lui est également reproché de n'avoir pas réagi dès qu'il a pris connaissance en juillet 2014 de la baisse des recettes fiscales qui lui a été transmise par le service financier. Ses quatre collègues de l'exécutif l'accusent aussi de n'avoir été informés de l'état désastreux des finances que le 5 février dernier. /ats-aju

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