Jurisprudence pour encadrer les conflits au travail

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L'Aula des Jeunes Rives était quasi pleine.

Ils pourrissent la vie des uns et des autres, mais peuvent être aussi constructifs : les conflits au travail noircissent au moins une fois le parcours professionnel d’un employé et d’un employeur. L’Université de Neuchâtel propose ce jeudi une journée de séminaire interdisciplinaire pour sensibiliser différentes corporations à ce problème trop souvent ignoré. Avec en toile de fond: une jurisprudence du Tribunal fédéral.


Gérer les conflits chacun à son échelle

Avocats, psychologues, médiateurs et autres employés dans le secteur des ressources humaines assistent à des conférences portant sur les conflits au travail. L’un des organisateurs, Pascal Mahon, co-directeur du centre d’études des relations de travail, explique que la loi a subi une importante modification : « Le Tribunal fédéral oblige les entreprises à disposer d’un système de gestion des conflits, quelle que soit la taille de la société. Il a rendu un arrêt en ce sens en 2012, qui fait jurisprudence. Un employeur qui n’a pas ce système s’expose à des sanctions ».

La volonté des juges est encore floue, admet Pascal Mahon. L’application de cette jurisprudence dépendra par exemple de la grandeur de l’entreprise : un conflit ne se gèrera pas de la même manière dans une multinationale que dans une petite menuiserie familiale.

Le Tribunal fédéral demande toutefois que les problèmes soient gérés par un système externe, « des personnes de confiance à qui s’adresser ou des maisons spécialisées dans les audits par exemple ».


Conflits entre personnes insolubles

Les conflits sont de deux natures : de personnes ou de tâches. Dans le premier cas, les spécialistes s’accordent à dire qu’une issue est difficile à trouver et que les hostilités sont rarement constructives. Dans le second cas en revanche, l’échange d’idées sur un sujet peut être positif et peut aboutir à un résultat bénéfique.

Dans les cas extrêmes et sans issue, des sanctions peuvent être prononcées. Si un conflit s’envenime de façon irréversible, les punitions peuvent aller de l’avertissement au licenciement par exemple. /abo

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