Sombres chiffres pour Neuchâtel

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Neuchâtel reste plombé par une fiscalité trop forte.

Neuchâtel vit au-dessus de ses moyens. C’est ce qui ressort d’une étude commandée par la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie. La recherche compare les finances et la fiscalité de six cantons : Neuchâtel, Jura, Bâle-Campagne, Berne, Fribourg et Soleure.

Les experts de PricewaterhouseCooper (PWC), qui ont réalisé l’étude, relèvent que les personnes physiques neuchâteloises sont soumises à une forte pression fiscale, même si les premiers effets de la réforme se font sentir. La CNCI estime que cette fiscalité lourde décourage les forces vives. Elle recommande d’aller au bout de la réforme et d’attirer de nouveaux contribuables. Elle suggère notamment au Canton de favoriser la création de logement « de bon standing » pour attirer des contribuables à forte capacité contributive.

Autre chiffre éloquent : c’est à Neuchâtel que l’aide sociale est la plus élevée (7,3%). Aux yeux de la CNCI, ce chiffre ne s’explique pas par le caractère urbain de la région neuchâteloise : Berne, Soleure ou Fribourg sont aussi des régions urbaines. La CNCI recommande l’ouverture d’un guichet unique au service des entreprises pour l’engagement de personnes à réinsérer. Et lance aussi l’idée de proposer des incitations motivantes aux assistants sociaux qui parviennent à réduire le nombre de dossier à l’aide sociale.

Quant à la dette cantonale, c’est à Neuchâtel qu’elle est la plus lourde. Elle se monte à 8'580 francs par habitant. Et pire : elle coûte cher à Neuchâtel. En 2013, les intérêts se chiffraient à 181 francs par habitant ; quatre fois plus qu’à Fribourg par exemple.

 

Investissements trop faibles

Au chapitre des investissements, Neuchâtel reçoit à nouveau la moins bonne note du classement : les investissements y sont les plus bas, avec une moyenne de 307 francs par habitant en 2013.

Autre volet passé sous la loupe : la santé. Dans le canton de Neuchâtel, les dépenses consacrées représentent 27% des charges cantonales en 2013. Depuis 2009, cette proportion a progressé de 5 points par an. Dans les autres cantons, tant la proportion que la progression y sont inférieures. Ce qui fait dire à la CNCI que les coûts de la santé supportés par le Canton plombent les finances. La Chambre recommande de « cesser avec les querelles partisanes et régionalistes pour faire avancer le dossier de la réforme hospitalière ».

Enfin, les subventions cantonales accordées notamment à des institutions parapubliques inquiètent la Chambre. Elle les juge disproportionnées par rapport aux autres cantons et suggère d’analyser dans le détail les montants octroyés. /aju

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