Décortiquer la pratique du tatouage

Du papillon sur l’épaule au serpent qui sillonne le bras : le tatouage, sous toutes ses formes, est au cœur d’une conférence donnée jeudi soir dès 20h15 au Club 44 à La Chaux-de-Fonds.

La sociologue Valérie Rolle, de l’Université de Lausanne, évoque l’évolution de cette pratique au fil du XXsiècle. Il faut savoir que l’émergence des Hells Angels dans les années quarante aux États-Unis a fait du tatouage un élément avant tout réservé aux hommes, par le caractère viril et rebelle qu’il véhiculait. Jusque dans les années septante, certaines femmes ne pouvaient pas se faire tatouer sans l’accord de leur mari.

Ce n’est que dans les années nonante que l’on assiste à une féminisation de la pratique, mais aussi à sa démocratisation au sein de la classe moyenne, selon la chercheuse. Ces phénomènes sont liés au changement de perception du tatouage, devenu alors une forme d’expression individuelle.

Aujourd’hui, le tatouage remet aussi en question les frontières entre arts majeurs et arts mineurs, selon Valérie Rolle. Certains tatoueurs se revendiquent artistes, tandis que certains artistes recourent au tatouage comme une nouvelle forme d’expression.

Valérie Rolle est l’auteur de l’ouvrage L'Art de tatouer, publié aux Éditions de la Maison des sciences de l'homme. /sbe

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