Six ans ferme pour avoir violé sa femme

Six ans de prison ferme : c’est la peine prononcée contre un jeune homme de 23 ans qui comparaissait mercredi devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers à Neuchâtel. Il a été condamné pour viol, menaces, lésions corporelles et séquestration à l’encontre de son ex-femme.

Les faits se sont déroulés entre le début de l’année 2012 et juin 2013, alors que le couple venait de se marier. Un mariage arrangé, selon l’accusé, originaire du Kosovo. Le jeune homme estime avoir été manipulé par son épouse. En 2011, lorsqu’ils se rencontrent au Kosovo, la plaignante lui aurait proposé de la rejoindre en Suisse pour qu’il trouve du travail et obtienne un permis de séjour. Une fois en Suisse, il serait devenu son « objet », sa femme décidant de tout, y compris de la fréquence de leurs relations sexuelles.

 

Comportement tyrannique

« Je suis choquée, frustrée et en colère ». Voilà ce qu’a répondu la plaignante lorsque la Cour lui a demandé ce qu’elle pensait des affirmations de son ex-mari. Pour elle, il n’a jamais été question de mariage blanc. Au contraire, c’est un coup de foudre qui est à la base de leur union. Pourtant, lorsqu’il l’a rejointe en Suisse quelques mois après leur mariage, l’homme a rapidement montré un comportement tyrannique, lui faisant subir des coups, la contraignant à des rapports sexuels quotidiens sans tenir compte de son opposition. Face à ces agressions répétées, la victime se serait progressivement isolée de son entourage, jusqu’à ce jour de juin 2013 où elle décide de porter plainte. Son mari est alors arrêté et placé en détention provisoire durant 9 mois, avant d’être expulsé vers le Kosovo, où il vivait en homme libre jusqu’à ce jour.

C’est la version de la victime qui a convaincu le tribunal. Pour la Cour, l’homme a agi par extrême jalousie, « terreau qui a favorisé son comportement inadmissible envers son épouse » qui a dû vivre un « calvaire ». Le Tribunal a retenu la responsabilité pleine et entière de l’accusé, estimant que le trouble narcissique décrit par l’expertise psychiatrique ne l’empêchait pas d’être conscient de la gravité de ses actes.

L’homme a finalement été condamné à une peine supérieure aux 5 ans requis par le Ministère public. Il devra également verser 15'000 francs d’indemnités pour tort moral à la victime, et s’acquitter de 13'000 francs de frais de justice. Il a été arrêté immédiatement à l’issue du procès, compte tenu du risque évident de fuite. /sco

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