Une survivante découverte deux jours après l'attaque

Trois jours de deuil national après l'attaque de Garissa

Photo: Keystone

Deux jours après le massacre qui a coûté la vie à 148 personnes à l'université de Garissa, les shebab ont promis au Kenya une 'longue et épouvantable guerre'. Le président Uhuru Kenyatta a décrété trois jours de deuil national.

Alors que quatre assaillants - des islamistes somaliens - ont été tués lors de l'attaque, cinq autres individus ont été arrêtés et étaient interrogés samedi. Ils sont soupçonnés d'être 'des complices des assaillants', a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur Mwenda Njoka.

Parmi eux, 'deux ont été arrêtés à l'intérieur du complexe de l'université'. 'L'un est un Tanzanien (...) Il était caché dans le plafond de l'université en possession de grenades. Le second est un vigile (soupçonné d'avoir) aidé les assaillants à entrer (...). C'est un Kényan d'ethnie somali', a précisé M. Njoka. Les trois autres ont été arrêtés alors qu'ils fuyaient vers la Somalie.

Les corps de 'quatre terroristes' ont été retrouvés dans l'université. Les examens médico-légaux et les investigations sont en cours, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Université fermée

Plus de 50 heures après le début de l'attaque du campus par un commando islamiste, une jeune femme a été découverte samedi cachée dans une penderie. Les forces de sécurité ont entendu du bruit venant du placard et lui ont demandé de sortir. Elle a refusé.

Un professeur a dû la convaincre qu'elle était en sécurité pour qu'elle accepte de s'extraire de sa cachette. Quatre autres survivants ont été découverts vendredi sur le campus.

Quelque 663 étudiants rescapés ont quitté Garissa dans la journée à bord de bus affrétés par le gouvernement, en direction de Nairobi et d'autres grandes villes du pays. L'université, qui accueillait plus de 800 étudiants, est fermée jusqu'à nouvel ordre.

Le gouvernement kényan a promis vendredi de ne pas se laisser 'intimider' par cette attaque. Mais samedi, les islamistes somaliens ont sommé le Kenya de quitter 'les terres musulmanes' sous peine d'une 'longue et épouvantable guerre' et d'un 'nouveau bain de sang'.

/ATS
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