Syrie: l'ONU demande une limite du veto au Conseil de sécurité

Syrie: l'ONU demande une limite du veto au Conseil de sécurité

Photo: Keystone

Le désastre humanitaire à Alep demande de 'nouvelles initiatives' selon l'ONU. Elle a appelé mardi à Genève à des 'propositions pour limiter l'utilisation du droit de veto' du Conseil de sécurité.

'Le temps est venu pour un leadership fort et des actions' osées, dit le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein. Une restriction au droit de veto 'est réaliste', a estimé devant la presse son porte-parole Rupert Colville. Plusieurs membres permanents du Conseil de sécurité ont soutenu un tel scénario en cas de suspicion de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, selon lui.

'Les attaques de ces 10 derniers jours ont été les plus intenses auxquelles les habitants de l'Est d'Alep ont été confrontés depuis le début du conflit', estime M. Zeid. Si elles sont intentionnelles, systématiques et indiscriminées, elles pourraient être considérées comme des crimes contre l'humanité.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 342 personnes ont été tuées et 1129 blessés dans les récentes attaques. Mais ces données sont établies uniquement sur les indications des centres de santé.

Régime et opposition visés

Une limitation du droit de veto permettrait de transférer la situation syrienne à la Cour pénale internationale (CPI). Une mesure 'plus que justifiée étant donnée l'impunité rampante et profondément choquante', estime M. Zeid.

'Nous ne pouvons pas échouer à Alep. Nous ne pouvons pas échouer pour les milliers d'enfants bloqués', ajoute-t-il. Il dénonce des violations du droit international humanitaire (DIH) par le gouvernement 'et ses alliés', notamment par l'utilisation de bombes incendiaires. Mais il vise aussi les groupes armés d'opposition.

Après la suspension des discussions entre Américains et Russes, une aide humanitaire pourrait être acheminée dans l'Est d'Alep par d'autres moyens que par ceux prévus dans leur récent accord. Mais avec les violences, ce scénario semble 'peu réaliste', a dit un porte-parole du Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA). L'émissaire Staffan de Mistura poursuit lui d'intenses consultations.

/ATS
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