Steinmeier dénonce la « politique de la peur » de Donald Trump

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Photo: Keystone

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s'est immiscé dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Il a dénoncé une 'politique de la peur' dans une allusion claire au favori républicain Donald Trump.

'Eriger des murs est une très mauvaise idée, peu importe qui les finance', a lancé le chef de la diplomatie allemande. Il s'est exprimé mardi devant des étudiants à Washington.

Le milliardaire Donald Trump, qui fait la course en tête pour l'investiture du parti républicain à la présidentielle de novembre, a maintes fois promis de faire construire un mur géant entre les Etats-Unis et le Mexique et de le faire payer par Mexico. Dans le but de mettre fin, selon lui, à l'immigration illégale.

Les Américains votent pour les primaires du 'Super Mardi'. Il s'agit d'un tournant dans la course à la Maison Blanche durant lequel les favoris Donald Trump et Hillary Clinton espèrent distancer leurs rivaux dans la douzaine d'Etats en jeu.

M. Steinmeier s'était entretenu la veille avec son homologue américain John Kerry de la guerre en Syrie et de la crise des réfugiés qu'elle a provoquée. Il a averti que la montée des partis populistes aux Etats-Unis et en Europe risque de saper 'la politique étrangère des démocraties occidentales'.

Relations transatlantiques

'En Allemagne et en Europe, quelque chose se développe dans notre vie politique et, pour être honnête, je le constate aussi ici aux Etats-Unis durant la campagne des primaires: c'est la politique de la peur', a fustigé le ministre allemand.

'Gardons-nous de ces politiques de la peur, elles sont dangereuses pour l'Europe et pour les Etats-Unis. Elles sont mauvaises pour le monde et, au bout du compte, elles seront néfastes aux relations transatlantiques', a insisté M. Steinmeier.

'Devoir humanitaire'

La politique d'ouverture de la chancelière allemande Angela Merkel à l'égard des réfugiés a provoqué une poussée de l'extrême droite en Allemagne et plusieurs actes criminels. Devant l'université George Washington, le chef de la diplomatie allemande a au contraire défendu un 'devoir humanitaire'.

Lundi, au côté de M. Steinmeier devant la presse, l'Américain John Kerry avait reconnu pour la première fois que la crise des réfugiés était 'un défi mondial' et non plus une question d'ordre 'régional'.

/ATS
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