Séoul reprend sa campagne de propagande contre Pyongyang

Séoul reprend sa campagne de propagande contre Pyongyang

Photo: Keystone

La Corée du Nord a augmenté le nombre de ses troupes au sein d'unités déployées près de la ligne de démarcation avec le Sud, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. Simultanément, Séoul annonçait la reprise de sa propagande par haut-parleurs à la frontière.

La Corée du Sud a repris vers 04h00 (heure suisse) la diffusion de messages de propagande à la frontière avec le Nord, a précisé le ministère sud-coréen de la Défense. Elle le fait en réponse au dernier essai nucléaire conduit par Pyongyang, a-t-il justifié.

Cette campagne avait suscité en août des menaces de représailles militaires nord-coréennes. Sa reprise intervient alors que la communauté internationale tente de trouver la bonne réponse à l'annonce par Pyongyang, mercredi, de l'essai réussi d'une bombe à hydrogène.

Les puissants haut-parleurs situés à la frontière fortement militarisée entre les deux pays diffusent un programme éclectique mélangeant de la musique pop, des bulletins météo, des informations ou des critiques du régime nord-coréen.

Cette méthode de guerre psychologique remonte aux années de conflit ouvert entre les deux camps (1950-53), quand des unités mobiles équipées de haut-parleurs se déplaçaient le long d'une ligne de front extrêmement mouvante. Elle peut apparaître bien désuète, mais elle est très efficace.

Ces messages de propagande dans un contexte de vives tensions intercoréennes avaient rendu Pyongyang furieux l'été dernier, au point de menacer d'effectuer des tirs d'artillerie pour faire taire ces haut-parleurs. Séoul les avait finalement débranchés dans le cadre d'un accord fin août qui avait permis de stopper une escalade dangereuse qui menaçait de dégénérer en conflit armé.

Alerte militaire rehaussée

L'annonce d'un nouvel essai nucléaire a suscité une cascade de condamnations internationales, bien que la plupart des experts doutent que l'engin testé ait été une bombe à hydrogène, comme le prétend Pyongyang.

De nombreuses consultations diplomatiques ont été lancées, dans la foulée d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui a promis d'alourdir la panoplie de sanctions pesant déjà sur la Corée du Nord à la suite de ses précédents essais (2006, 2009 et 2013).

L'attention se focalise notamment sur le principal allié de Pyongyang, la Chine. Si elle a condamné l'essai nucléaire, celle-ci n'a pas encore montré qu'elle était prête à approuver un durcissement important des sanctions contre la Corée du Nord.

Séoul a estimé que le quatrième essai nucléaire mené il y a deux jours par la Corée du Nord constituait une 'grave violation' de l'accord conclu en août qui avait mis fin à cette propagande par haut-parleurs. La Corée du Sud a élevé son alerte militaire au niveau maximal dans les zones situées à proximité des haut-parleurs.

/ATS
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