Référendum en Bolivie: Morales reconnaît avoir « perdu la bataille »

Référendum en Bolivie: Morales reconnaît avoir

Photo: Keystone

Le président bolivien Evo Morales a admis mercredi l'échec de son référendum de dimanche, où il demandait à pouvoir briguer un quatrième mandat (2020-2025). La réforme a été rejetée par plus de 51% des électeurs.

'Nous respectons les résultats, cela fait partie de la démocratie', a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse au palais présidentiel, avant d'ajouter: 'Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre', 'la lutte continue'.

Après décompte de 99,72% des bulletins, la tendance est irréversible: le non l'emporte avec 51,30% des suffrages, selon les autorités électorales.

Première défaite politique

Il s'agit de la première défaite politique du plus ancien président en exercice d'Amérique latine, qui, à la tête de la Bolivie depuis 2006, devra alors quitter le pouvoir début 2020.

Evo Morales, 56 ans, avait promis lundi de 'respecter les résultats' quels qu'ils soient.

Il a tenté mercredi de minimiser la portée de sa défaite : 'Une chose est de voter pour la modification (de la Constitution pour autoriser un quatrième mandat), une autre est de voter pour un candidat', a-t-il dit. Il a affirmé que son parti, le Mouvement vers le socialisme (MAS) bénéficie encore du soutien de '50%' de la population.

Accusations de corruption

Dans ce pays où le vote est obligatoire, 6,5 millions de Boliviens, plus 300'000 à l'étranger, avaient été appelés dimanche à autoriser leur président à briguer un quatrième mandat pour rester au pouvoir jusqu'en 2025.

Avant le scrutin, l'ancien berger de lamas devenu le premier président amérindien de la Bolivie s'était montré serein face à une éventuelle défaite : 'Je suis prêt. Avec un tel bilan (à la tête de la Bolivie), je retournerai heureux et content chez moi. J'adorerais être dirigeant sportif', avait-il confié au quotidien espagnol El Pais.

Les accusations de corruption à son encontre ont contribué à largement avantager le non. M. Morales est soupçonné d'avoir usé de son influence en faveur de son ex-compagne, Gabriela Zapata (28 ans), dont l'entreprise a signé des contrats avec le gouvernement pour des centaines de millions de dollars. Plusieurs enquêtes sont en cours.

/ATS
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