Projet d'attentat en France: Reda Kriket inculpé

Attentat déjoué en France: le principal suspect mis en examen

Photo: Keystone

Tout porte à croire que Réda Kriket et ses complices projetaient une action 'imminente' et d'une 'extrême violence', a déclaré le procureur de Paris, François Molins. Il a été mis en examen mercredi à l'issue de six jours de garde à vue.

Ce djihadiste présumé a été arrêté jeudi, le même jour qu'une perquisition menée à Argenteuil (Val-d'Oise), au cours de laquelle les enquêteurs ont découvert des armes et des explosifs.

'A ce stade des investigations, si aucune cible précise projetée n'a pu être identifiée, tout laisse néanmoins à penser que la découverte de cette cache a permis d'éviter la commission d'actions d'une extrême violence', a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.

Il en veut pour preuve 'les armes, les engins explosifs, pour certains déjà prêts à l'emploi, les téléphones neufs (...) ainsi que les passeports volés' retrouvés dans 'l'appartement conspiratif' d'Argenteuil.

Il s'agit là d''un arsenal qui, de par la nature et la quantité des objets découverts, constituait à l'évidence les préparatifs d'une action terroriste imminente', a encore dit le procureur.

Maintien en détention

Lors de son arrestation, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé la mise 'en échec (d')un projet d'attentat en France conduit à un stade avancé', sans donner de détails. Cette affaire est distincte de l'enquête sur les attentats de Paris et Bruxelles, même si certains liens entre des protagonistes ont pu être établis.

Ainsi Anis Bahri, autre suspect arrêté dimanche à Rotterdam est-il soupçonné 'de s'être rendu en Syrie entre fin 2014 et début 2015' avec Reda Kriket, a révélé le procureur. Les deux hommes 'étaient suspectés depuis leur retour de faire des aller-retours entre la France, la Belgique et les Pays-Bas', a-t-il ajouté. Anis Bahri fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen des juges français.

La justice néerlandaise a décidé mercredi de maintenir en détention pour encore deux semaines deux hommes arrêtés avec lui, âgés de 43 et 47 ans. Une autre personne arrêtée dimanche à Rotterdam, un sans-abri de 35 ans, a été remise en liberté.

A Bruxelles, la justice belge devait décider du maintien ou non en détention de deux autres hommes inculpés, deux Algériens en lien avec Kriket, Abderrahmane Ameroud et Rabah M. âgés respectivement de 38 et 34 ans. Mais l'audience a été reportée au 7 avril.

Homme au chapeau

L'enquête sur les attentats à Bruxelles, perpétrés par le même réseau de l'EI que ceux de Paris, se concentre toujours sur le principal suspect en fuite: le mystérieux 'homme au chapeau', repéré sur des images de vidéosurveillance à côté des deux kamikazes de l'aéroport et qui a abandonné sa valise piégée avant de prendre la fuite.

Lent retour à la normale

Dans la capitale belge, siège des institutions européennes, l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem, dont le hall des départs a été dévasté par une double attaque-suicide le 22 mars, est resté fermé mercredi.

Il n'ouvrira pas avant jeudi après-midi au mieux, ont indiqué les autorités aéroportuaires. Et une reprise totale prendra 'des mois', a déjà prévenu la société gestionnaire Brussels Airport.

La circulation dans le métro bruxellois, également frappé par un kamikaze , était censée reprendre complètement mercredi, mais est finalement toujours limitée. Le Conseil national de sécurité a jugé que tout changement était prématuré.

/ATS
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