Népal: le gouvernement admet des erreurs dans sa réponse au séisme

La colère gronde au Népal, où le séisme a fait plus de 5000 tués

Photo: Keystone

Des rescapés en colère du séisme au Népal se sont heurtés à la police anti-émeute et emparés de réserves d'eau à Katmandou. Les autorités népalaises ont admis avoir commis des erreurs dans leur réponse initiale au séisme de samedi, qui a fait plus de 5000 tués.

Des milliers de personnes sans logement, épuisées par les répliques et des réserves alimentaires qui baissent, s'étaient rassemblées avant l'aube à la gare routière. Ils voulaient monter à bord d'un des bus spéciaux promis par le gouvernement pour leur permettre de quitter la capitale népalaise.

Mais la colère est montée dans la foule devant l'absence de ces bus. Des échauffourées ont éclaté avec la police antiémeute envoyée pour tenter de maîtriser la situation. Des rescapés ont obligé un camion transportant des bonbonnes d'eau à s'arrêter. Plus tard, deux cents manifestants se sont rassemblés devant le Parlement pour dénoncer la lenteur et l'insuffisance des secours.

Ampleur sans précédent

Le gouvernement a reconnu être dépassé par l'ampleur de la catastrophe, face au séisme le plus meurtrier depuis plus de 80 ans au Népal. 'C'est une catastrophe d'une ampleur sans précédent. Il y a eu des défaillances dans la gestion des opérations de secours', a reconnu mardi soir le ministre népalais des Communications, Minendra Rijal, à la chaîne népalaise Kantipur Television.

Le Premier ministre Sushil Koirala a dit mardi que le bilan définitif pourrait atteindre 10'000 tués. Un tel bilan dépasserait les 8500 tués du tremblement de terre de 1934, dernier séisme de cette ampleur à avoir touché ce pays himalayen de 28 millions d'habitants.

Mercredi soir, le ministère de l'Intérieur avançait un bilan de 5238 morts et de près de 10'350 blessés. Plus de 80 personnes ont également trouvé la mort en Inde et au Tibet.

Chances 'voisines de zéro'

Rare signe d'espoir, une équipe de recherche franco-népalaise est parvenue mardi soir à extirper des décombres d'un hôtel un homme qui était coincé sous les gravats depuis 82 heures. Mais son cas risque fort de n'être qu'une exception. Des experts d'une ONG polonaise ont déclaré que les chances de retrouver des personnes en vie dans les ruines étaient 'voisines de zéro'.

/ATS
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