Le chauffeur du car accidenté n'a pas pu être entendu

Le chauffeur du car accidenté n'a pas pu être entendu

Photo: Keystone

Les enquêteurs espagnols tentaient lundi d'établir les causes de l'accident d'autocar qui a tué treize étudiantes étrangères, en majorité italiennes. Mais le chauffeur qui devait être entendu lundi par un juge d'instruction a dû être hospitalisé en soins intensifs.

Les autorités de Catalogne, la région où l'accident s'est produit dans le nord-est de l'Espagne, ont annoncé dans la matinée que les étudiantes décédées étaient de six nationalités différentes. 'Sept venaient d'Italie, deux d'Allemagne, une de Roumanie, une d'Autriche, une de France et une d'Ouzbékistan', a déclaré le directeur du département de l'Intérieur de Catalogne, Jordi Jané.

'La plus jeune avait 19 ans, la plus âgée 25', a-t-il précisé. 'Quelques-unes ne portaient pas de ceinture de sécurité' au moment de l'accident. 'Elles sont mortes écrasées entre l'autocar et la chaussée', a expliqué M. Jané dans une interview à la radio.

Minutes de silence

Devant les portes d'un bâtiment du XIXe siècle de l'Université de Barcelone, des dizaines de personnes ont observé à la mi-journée cinq minutes de silence, rompu par le chant d'un violoncelle. 'Toute la ville de Barcelone pleure', a déclaré aux médias la maire de la ville, Ada Colau. A Madrid, le roi Felipe VI avait également observé dans la matinée une minute de silence en hommage aux victimes.

Vingt-quatre personnes de 13 nationalités différentes restaient hospitalisées dont 'six dans un état grave et une dans un état critique', a précisé le responsable de Santé du gouvernement régional, Toni Comin. Une Suissesse a également été légèrement blessée dans l'accident.

Silence du chauffeur

Le chauffeur de 62 ans a lui-même été admis en soins intensifs pour une contusion à la cage thoracique. Son audition par un juge d'instruction prévue dans la matinée a été ajournée. La veille, il avait refusé de parler à la police sur les conseils de son avocat, a révélé M. Jané.

Selon le responsable catalan de l'Intérieur, 'les temps de repos ont été respectés d'après le tachygraphe. Mais la question est de savoir si pendant ces temps de repos le chauffeur s'était reposé suffisamment'.

Le pauvre s'est endormi

'Il semble que le pauvre s'est endormi', a commenté, très affecté, le père d'une étudiante italienne de 22 ans décédée, devant les journalistes à Tortosa.

'Un beau pays comme l'Espagne devait garantir la pleine sécurité du transport de ces jeunes', a ajouté Alessandro Saracino, en regrettant que le voyage ait débuté 'à 4h00 du matin sous la pluie'. 'J'étais tranquille quand j'ai envoyé ma fille dans ce pays ami et on me la rend morte', a-t-il dit.

Arrivée des familles

D'autres familles arrivaient progressivement au funerarium de Tortosa, aussitôt accueillies par des équipes de psychologues et protégées des médias par la police.

Les passagers de l'autocar étaient inscrits dans des universités catalanes grâce au programme d'échanges européen Erasmus. Ils voyageaient à l'aube, en un convoi de cinq autocars, de retour des fêtes traditionnelles de 'Las Fallas' célébrées à Valence.

A 06h00 du matin, le dernier autocar du convoi a fait une embardée, traversé la séparation des voies d'autoroute avant de se renverser et de percuter une voiture venant en sens inverse.

/ATS
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