La frontière gréco-macédonienne fermée aux Afghans

La frontière gréco-macédonienne fermée aux Afghans

Photo: Keystone

Les migrants afghans en route pour le nord de l'Europe n'étaient plus autorisés dimanche à entrer en Macédoine, ont indiqué des sources officielles grecques. La porte s'est refermée sur eux au poste-frontière d'Idomeni, au nord de la Grèce.

'Nous avons été prévenus ce matin que les autorités macédoniennes ne laisseraient plus passer les Afghans', a affirmé une source policière. Les Macédoniens ont invoqué pour justifier cette décision une décision de la Serbie de barrer, elle aussi, la route à ces ressortissants, a ajouté cette source. Selon elle, des Afghans ont de fait été renvoyés côté grec dans la matinée alors que les autorités macédoniennes laissaient passer les Syriens et Irakiens par le poste d'Idomeni.

Une source gouvernementale en Grèce a confirmé cette évolution. 'La Grèce condamne toute action unilatérale' sur la gestion de la crise migratoire, a-t-elle rappelé. La Macédoine n'a pas officiellement notifié Athènes de cette décision, a ajouté la même source.

'Dans l'immédiat, et jusqu'à ce que la situation s'éclaircisse', la police grecque va empêcher les Afghans arrivés sur les îles puis transférés au Pirée de gagner Idomeni, afin d'éviter qu'ils y soient bloqués, a-t-elle affirmé.

Migrants bloqués

Dans le camp de transit d'Idomeni, l'AFP a dénombré 300 Afghans bloqués dimanche par le verrouillage. Dans la matinée, près de 4000 réfugiés attendaient sur place de pouvoir passer, environ un tiers dans le camp de transit et les autres dans des cars garés à quelques kilomètres.

Les garde-frontières macédoniens réclamaient à ceux toujours autorisés à passer (Syriens et Irakiens) de produire des documents d'identité en plus du laissez-passer délivré par les Grecs dans les hotspots des îles, après une première identification et un enregistrement. Une quinzaine de Kurdes d'Irak ont été refoulés faute de tels papiers.

Au départ de la route des Balkans, la Macédoine avait mis en place en novembre un filtrage de l'exode par nationalités, ne laissant plus passer qu'Afghans, Syriens et Irakiens car venant de zone de conflits. S'ils étaient autorisés jusqu'ici à passer, les Afghans ne font pas partie des nationalités (Syriens, Irakiens et Erythréens) jugées par les 28 éligibles à une répartition au sein de l'UE.

/ATS
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