L'opposition appelle à une nouvelle manifestation anti Maduro

Grande manifestation pour la révocation de Maduro à Caracas

Photo: Keystone

L'opposition vénézuélienne a appelé jeudi à une nouvelle manifestation contre le président le 7 septembre, lors d'une gigantesque marche pour exiger un référendum anti Maduro. Celle-ci a rassemblé des centaines de milliers de personnes.

La coalition de l'opposition, l'Unité démocratique, a estimé qu'au moins un million de personnes avaient pris part à la marche dans la capitale, venant pour certaines de la jungle amazonienne ou des Andes.

'Nous avons montré au monde l'importance du Venezuela qui veut un changement et nous appelons à une nouvelle mobilisation dans une semaine', a déclaré Jesus Torrealba, porte-parole des anti chavistes.

Incidents

Des incidents ont émaillé la fin de la manifestation, des jeunes masqués lançant des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de sécurité, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes, ont rapporté des témoins. L'Unité démocratique a parlé d'éléments infiltrés venus semer le chaos.

Policiers et militaires avaient été déployés en nombre dans la capitale. Les artères principales avaient été fermées au trafic.

Selon Nicolas Maduro, la manifestation, baptisée 'Prise de Caracas' par l'opposition, est un coup d'Etat fomenté par les Etats-Unis, comme celui dont son mentor et prédécesseur Hugo Chavez a été victime en 2002. Le gouvernement avait organisé jeudi une contre-manifestation, mais n'a pas publié de chiffres sur la participation à celle-ci.

Inflation à trois chiffres

Les Vénézuéliens sont quant à eux de plus en plus mécontents face à la récession économique, à une inflation à trois chiffres et aux pénuries de produits de première nécessité.

Plusieurs membres de l'opposition avaient été interpellés avant la manifestation et une douzaine sont toujours en garde à vue, selon un groupe local de défense des droits humains.

'Je suis prêt à tout'

'Je suis prêt à tout (...) Nous ne permettrons pas qu'il y ait un coup d'Etat', avait averti Nicolas Maduro lors d'un discours prononcé mercredi soir. Il a ajouté que des personnes qui voulaient placer des bombes et tuer des opposants pour semer le chaos et discréditer le gouvernement avaient été arrêtées.

'Nous avons barré la route aujourd'hui au coup d'Etat, à la violente embuscade fasciste!', a lancé le président Maduro à ses partisans jeudi, en assurant que les arrestations des derniers jours avaient permis d'éviter le gros des violences.

Les manifestants réclament la tenue d'un référendum révocatoire contre le président socialiste dans l'année, comme la constitution vénézuélienne l'autorise. Celui-ci peut avoir lieu à mi-mandat, le mandat présidentiel étant de six ans.

Mais le vote ne devrait pas avoir lieu cette année, le conseil électoral ayant retardé le processus, selon l'opposition, pour que le référendum ait lieu l'an prochain. Si ce devait être le cas et que Maduro perdait, son vice-président deviendrait président et le Parti socialiste resterait finalement au pouvoir.

/ATS
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