Italie: activité scolaire quasi bloquée par une grève générale

Italie: activité scolaire quasi bloquée par une grève générale

Photo: Keystone

Des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des enseignants et des étudiants, ont manifesté dans sept villes d'Italie. Elles contestent un plan de réforme de l'école publique préparé par le gouvernement de Matteo Renzi.

Une grève générale était convoquée par les principales confédérations syndicales et associations d'enseignants et de parents d'élèves. Elle a pratiquement bloqué toute l'activité scolaire dans la péninsule.

Les cortèges contre cette réforme, baptisée 'la buona scuola' (la bonne école), ont débuté dans la matinée dans sept villes d'Italie, dont Aoste, Milan, Catane, Palerme et Cagliari. A Rome, les manifestants ont défilé au son des sifflets et des cornes de brume,

Derrière des banderoles disant 'l'école publique ne se touche pas', 'nous méritons plus de considération' ou 'nos écoles ne sont pas des entreprises, elles ne se vendent pas', les manifestants ont fustigé le Premier ministre. Ce dernier, en déplacement à Bolzano (nord-est) a affirmé que son gouvernement '(écoutait) les protestations'.

Dispositifs contestés

Le projet de loi sur la réforme de l'école publique, actuellement en discussion au Parlement, a déjà subi des modifications. La grève nationale de mardi pourrait inciter le gouvernement à revoir encore sa copie.

Les manifestants s'opposent à plusieurs dispositifs, dont un accroissement des pouvoirs des proviseurs des lycées ou des directeurs d'école, ou le financement privé de l'école publique. Ils réclament une refonte des cycles scolaires, une révision de l'autonomie des établissements et plus d'argent pour rénover les sites d'enseignement.

Mérites récompensés

Une première disposition, introduisant un critère de mérite dans l'avancement des enseignants, jusqu'alors lié à l'ancienneté, a été retirée, devant la réprobation des syndicats. Le président du Conseil avait néanmoins précisé qu'une enveloppe de 200 millions d'euros serait affectée à récompenser les enseignants au mérite, une première en Italie.

La femme de Matteo Renzi est enseignante. Elle a assuré normalement sa classe mardi matin, ont relevé les médias italiens.

/ATS
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