Importante opération antiterroriste à Bruxelles

Importante opération antiterroriste à Bruxelles

Photo: Keystone

Trois suspects ont été arrêtés vendredi dans trois communes de Bruxelles lors d'une spectaculaire opération antiterroriste liée notamment au projet d'attentat déjoué la veille en France. Au même moment, John Kerry venait offrir son soutien à la Belgique en deuil.

'Deux perquisitions ont été menées dans un dossier de terrorisme lié à l'arrestation jeudi à Argenteuil, dans le nord de Paris, du nommé Reda Kriket', a indiqué le parquet belge, en précisant que trois personnes avaient été arrêtées dans les communes bruxelloises de Forest, Saint-Gilles et Schaerbeek.

'Une personne a été interceptée lors d'une opération de la police. Elle a été légèrement blessée à la jambe', avait auparavant déclaré le bourgmestre (maire) de Schaerbeek.

Ces opérations se sont déroulées trois jours après les attentats à la bombe, revendiqués par l'Etat islamique, qui ont fait 31 morts et environ 300 blessés à l'aéroport international de Bruxelles, qui ne rouvrira pas avant lundi, et dans le métro de la capitale belge.

Brève visite de Kerry

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police belge a arrêté six autres personnes dans le cadre de l'enquête. Trois d'entre elles étaient 'devant notre porte', a précisé un porte-parole du parquet fédéral dont les bureaux se trouvent en plein centre de Bruxelles.

'Je suis Bruxellois... Ik ben Brussel', a lancé le secrétaire d'Etat américain John Kerry en français et en flamand lors d'une brève visite de solidarité dans la capitale belge et de l'Union européenne.

Selon Washington, au moins deux Américains ont été tués mardi à Bruxelles. Les décès de trois Néerlandais, deux Belges, un Britannique, un Français, une Péruvienne, une Marocaine et un Chinois ont par ailleurs été confirmés.

'Les attentats de Bruxelles soulignent le besoin de répliquer à l'extrémisme violent et mettre fin à Daech' (acronyme arabe de l'EI), a écrit M. Kerry dans un tweet.

Projet d'attentat déjoué

Vendredi, la police belge continuait de traquer au moins deux hommes repérés sur des images de vidéosurveillance en compagnie des trois kamikazes qui ont semé en début de semaine la mort à l'aéroport et à la station de métro de Maelbeek, en plein quartier européen.

Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé de son côté que la France avait mis 'en échec un projet d'attentat, conduit à un stade avancé', après l'interpellation jeudi soir d'un homme (Reda Kriket) lié à la mouvance djihadiste qui a conduit à la découverte d'armes d'assaut et d'explosifs dans un appartement d'Argenteuil, dans la banlieue parisienne.

Ce Français de 34 ans, ayant résidé à Bruxelles, ancien braqueur, avait été condamné en son absence avec Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats de novembre à Paris, en juillet 2015 à Bruxelles dans un procès de filière djihadiste vers la Syrie. Plus l'enquête avance, et plus les liens entre les commandos de Paris et de Bruxelles paraissent étroits.

Sous pression, le gouvernement belge a promis de faire 'toute la lumière' sur les attentats les plus sanglants jamais commis en Belgique. A Paris, François Hollande a indiqué que le réseau qui a commis les attentats de Paris et Bruxelles était 'en voie d'être anéanti'. Mais d''autres réseaux' constituent 'une menace'.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.