Il est temps de surmonter l'échec de la diplomatie (ONU)

Il est temps de surmonter l'échec de la diplomatie (ONU)

Photo: Keystone

Il est temps de surmonter l'échec de la diplomatie, a affirmé lundi le président de la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie. Il est impossible de résoudre la crise migratoire sans trouver une solution au conflit, a-t-il martelé à Genève.

'La tragédie syrienne a maintenant atteint les frontières européennes. C'est la lourde facture à payer pour l'échec à trouver une solution pacifique au conflit en Syrie', a déclaré Paulo Sergio Pinheiro en présentant à Genève son rapport au Conseil des droits de l'homme.

'Cette crise des réfugiés, déjà présente en Turquie, au Liban, en Jordanie et en Irak depuis des années, est largement causée par le conflit syrien. Les deux sont inextricablement liés. C'est impossible de résoudre l'un sans l'autre', a affirmé M. Pinheiro.

'L'exode des Syriens est provoqué par le fait que les civils sont les premières victimes des attaques des belligérants', a-t-il dit, en dénonçant à tour de rôle les crimes du gouvernement de Damas et ceux des groupes Jabhat-al-Nosra et Etat islamique.

Le président de la commission d'enquête a aussi dénoncé les Etats, sans les nommer, qui continuent d'approvisionner les belligérants en argent et en armes et de les entraîner et qui sont complices des crimes commis en Syrie.

De bon augure

'Le moment est venu de surmonter l'échec diplomatique, de donner un soutien plein et entier au plan de l'envoyé spécial de l'ONU Steffan de Mistura et de préparer la voie aux compromis nécessaires pour trouver une solution pacifique en Syrie', a poursuivi M. Pinheiro.

'C'est le moment d'agir pour le Conseil de sécurité. Il est de bon augure de noter que la Russie et les Etats-Unis se sont mis d'accord pour discuter de mécanismes pour la désescalade du conflit', a-t-il encore souligné.

'Les Etats ne peuvent continuer à exprimer leur soutien à un règlement politique et en même temps armer les belligérants, ne pas financer de manière adéquate l'aide humanitaire et être pris de court par l'élargissement de la crise des réfugiés', a conclu le président de la commission d'enquête, dont le rapport a été publié le 3 septembre.

L'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Hussam Edin Aala, a une nouvelle fois rejeté le rapport de la commission d'enquête, jugé 'partial et tendancieux' à ses yeux. Il a défendu le droit de son pays à 'lutter contre le terrorisme' et accusé la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar de soutenir les groupes terroristes.

/ATS
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