Grève dans les transports en France à onze jours de l'Euro

Grève dans les transports en France à onze jours de l'Euro

Photo: Keystone

La fronde sociale qui dure depuis trois mois en France prend la forme mardi soir d'une nouvelle grève dans les transports. Elle est cette fois illimitée, avec des conséquences imprévisibles à l'approche de l'Euro de foot dans onze jours.

Selon un communiqué de la SNCF, les perturbations dans les transports qui se feront sentir mercredi seront significatives, mais pas paralysantes. Soixante pourcents des TGV circuleront, ainsi que 30 à 40% des trains régionaux.

A l'international, la SNCF prévoit un trafic normal sur Eurostar et Alleo (Allemagne) et à 75% pour Lyria (Suisse) et Thalys. En revanche, seulement 40% des Ellipsos (Espagne) circuleront et un tiers des trains SVI (Italie).

Mercredi, deux trains Lyria sur trois circuleront entre la Suisse et la France, a précisé à l'ats le porte-parole des CFF Jean-Philippe Schmidt. Il faut s'attendre à d'importantes perturbations dans le trafic régional, notamment avec la France-Comté. Les CFF conseillent aux voyageurs de se renseigner auprès de leur gare de départ ou sur www.cff.ch/166.

Il s'agit de la 8e journée de grève depuis début mars au sein de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Elle vise à peser dans des négociations sur le temps de travail des cheminots, mais s'inscrit dans le fil de la vaste contestation d'un projet de loi réformant le code du Travail.

Une France 'en mode panne'

Il faut 'sortir' de cette 'France en mode panne', s'alarme mardi la presse française. Le duel entre le Premier ministre Manuel Valls et le dirigeant du syndicat CGT Philippe Martinez ne facilite pas les choses, abondent plusieurs journaux. 'Martinez doit sortir en vainqueur et Valls doit sortir invaincu. Un difficile équilibre à trouver', résume le quotidien régional Le Midi libre.

Pendant ce temps, la France est 'en mode panne', 'attend et subit', ajoute le journal La Nouvelle République du Centre Ouest. Mardi matin, la ministre du Travail Myriam El Khomri a indiqué attendre 'de la CGT des propositions' concernant la loi, tout en réaffirmant la fermeté du gouvernement à ne pas renoncer à son projet.

'Nous n'avons eu de cesse de discuter, dialoguer. Je voudrais maintenant savoir quel est le préalable de la CGT', a déclaré la ministre sur la radio RTL. 'Si c'est le démantèlement du texte et notamment de l'article 2' qui fait passer les accords d'entreprise avant les accords de branche, 'nous n'arriverons pas à trouver un compromis', a-t-elle prévenu.

Train, métro avions

Le projet 'ne sera pas retiré', a aussi réaffirmé François Hollande mardi dans le quotidien régional Sud Ouest. Pour l'exécutif, à l'impopularité record, la loi, en cours de discussions au Parlement, doit permettre d'adapter les règles du travail à la réalité de l'entreprise et de favoriser ainsi la lutte contre un chômage endémique (10%).

Ses détracteurs estiment qu'elle accroîtra au contraire la précarité de la situation des salariés. Comme en témoigne la grève lancée mardi à 20h00 par les cheminots, des revendications sectorielles se sont greffées au mouvement social. Après la SNCF, des grèves sont prévues jeudi dans le métro parisien et prochainement chez les pilotes de la compagnie Air France.

www.cff.ch/166

/ATS
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