Donald Trump, visé par de nouvelles accusations, dénonce un complot

Donald Trump, visé par de nouvelles accusations, dénonce un complot

Photo: Keystone

Donald Trump, en butte à des accusations de harcèlement et d'agressions sexuels, a contre-attaqué vendredi. Il se dit victime d'un complot politico-médiatique international.

'C'est une manipulation intégrale. Subitement, après de très nombreuses années, des accusatrices bidon surgissent à moins d'un mois d'une des élections les plus importantes dans l'histoire de notre pays', a-t-il dit. Il dément catégoriquement ces allégations.

'Mensonges, mensonges, mensonges', a ainsi déclaré Donald Trump vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord. 'C'est une menteuse', a dit Donald Trump de l'ancienne journaliste du magazine People qui a raconté mercredi avoir été embrassée de force en 2005. 'Si cela s'était produit, elle l'aurait écrit' à l'époque, a-t-il affirmé.

Quant à Jessica Leeds, qui l'a accusé dans le New York Times de l'avoir pelotée dans un avion dans les années 1980: 'je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix'.

Mercredi, le New York Times a publié les témoignages de deux femmes qui accusent Donald Trump de les avoir agressées sexuellement il y a de nombreuses années.

Complot

Le milliardaire dénonce depuis une collusion des médias et de l'équipe Clinton. 'Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus par les médias sans preuve sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat', a-t-il affirmé.

Et il a désigné l'un des actionnaires du New York Times, l'homme d'affaires Carlos Slim principal actionnaire individuel de la New York Times Company - il en détient 17,35% des parts, comme l'un des comploteurs: 'Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation', a-t-il déclaré, en faisant référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.

'Ce ne sont pas des journalistes. Ce sont des lobbyistes corporatistes qui travaillent pour Carlos Slim et des entreprises étrangères', a-t-il répété lors de son meeting de campagne en Caroline du Nord.

Dans un communiqué, le directeur de la publication du New York Times, Arthur Sulzberger Jr., assure de son côté que 'Carlos Slim est un excellent actionnaire qui respecte pleinement les limites concernant l'indépendance de notre journalisme' et qu''il n'a jamais cherché à influencer ce que nous publions'.

Attouchements

Le New York Times n'est pas le seul relais des accusations mettant en cause le comportement de Trump à l'égard des femmes. Au moment où il s'en prenait à Carlos Slim, Summer Zervos, candidate en 2006 de 'The Apprentice' sortait du silence. Elle a affirmé lors d'une conférence de presse à Los Angeles qu'elle avait été victime d'attouchements et d'avances sexuelles déplacées de la part du milliardaire.

Dans cette émission de télé-réalité à succès, présentée jusqu'en 2015 par Donald Trump, les participants concourent pour décrocher un emploi auprès de l'homme d'affaires.

Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Mme Zervos dans un hôtel, ou 'l'avoir saluée de façon déplacée il y a dix ans'. 'Ce n'est pas le genre de personne que je suis, et ce n'est pas la façon dont j'ai mené ma vie', poursuit le candidat. Il a également affirmé que la femme l'avait contacté en avril pour demander qu'il visite son restaurant en Californie.

Acharnement

Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu'au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin à travers ses sous-vêtements en mettant sa main sous sa jupe. Elle indique cependant qu'elle ne l'a pas vécu comme des 'avances sexuelles' (sexual come-on). 'Je ne sais pas pourquoi il a fait cela, c'était plus pour prouver qu'il pouvait le faire', dit-elle au journal.

Dénonçant un acharnement médiatique, Donald Trump a annoncé qu'il s'adresserait au pays directement et 'd'une façon plus personnelle' dans les prochains jours, pour présenter ses idées sur l'emploi et la lutte contre 'le terrorisme islamique radical'.

'L'Amérique vaut mieux que cela', a estimé Hillary Clinton, s'exprimant lors d'une réception de levée de fonds à Seattle, tandis que sa porte-parole Jennifer Palmieri déplorait que Donald Trump épouse des thèses conspirationnistes.

/ATS
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