Danemark: deux hommes accusés d'être des complices du tireur

Danemark: 2 hommes inculpés pour avoir aidé l'auteur des attaques

Photo: Keystone

Deux hommes ont été inculpés lundi de complicité avec l'auteur présumé des attaques de ce week-end à Copenhague, a indiqué lundi l'avocat de l'un d'eux. Plus tôt dans la matinée, la police avait annoncé détenir deux hommes 'soupçonnés d'avoir aidé l'auteur' des fusillades qui ont fait deux morts et cinq blessés.

'Ils ne sont pas inculpés de terrorisme mais de complicité, soupçonnés d'avoir aidé l'auteur (des attaques) à faire disparaître une arme et à se procurer une cachette', a déclaré l'avocat de l'un des suspects. Cette information n'a pas été pour l'instant confirmée officiellement par la police danoise.

'Les deux hommes sont accusés d'avoir soutenu le suspect en lui apportant des conseils et une aide matérielle', a pour sa part déclaré la police dans un communiqué, mais sans donner davantage de précisions. Les deux hommes ont été arrêtés dimanche.

La police danoise, qui quadrille la capitale depuis samedi, est toujours à la recherche de témoins afin de déterminer le trajet exact de l'auteur des attentats et d'appréhender d'éventuels autres complices. Elle a notamment réalisé un raid contre un cyber-café dans le quartier populaire de Nørrebro, où le criminel présumé a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche par la police.

Toujours selon les forces de l'ordre, l'auteur présumé des deux fusillades de Copenhague est un jeune homme de 22 ans né au Danemark. Il a été identifié comme étant Omar El-Hussein par les médias danois, et serait d'origine palestinienne.

Délinquance

Le jeune homme habitait dans le quartier de Nørrebro. 'Il avait parfois un comportement assez agressif, mais sinon il était gentil et très intelligent. Il avait de bonnes notes à l'école, avait des amis et était un bon camarade', a raconté une ancienne camarade de classe.

'Il est connu pour plusieurs délits dont des infractions à la législation sur les armes et des violences', a précisé la police, ainsi que pour des liens avec des bandes de délinquants.

D'après le journal danois 'Ekstra Bladet', l'homme était sorti de prison deux semaines avant les attaques. Il y purgeait une peine pour avoir agressé il y a un an un homme de 19 ans dans la gare de Copenhague, sans raison claire.

Inspiré par les attentats de Paris?

Il était également connu des services de renseignements qui ont indiqué travailler 'sur l'hypothèse selon laquelle la personne en question a pu être inspirée par les événements qui se sont déroulés à 'Charlie Hebdo' à Paris' au début du mois de janvier.

La première attaque, au fusil-mitrailleur, a eu lieu samedi vers 16h00 heure dans un centre culturel où avait lieu un débat sur l'islamisme et la liberté d'expression. Le réalisateur Finn Nørgaard, 55 ans, est décédé, atteint au thorax par une des dizaines de balles que l'assaillant a eu le temps de tirer, avant de fuir en voiture. Trois policiers ont été blessés en s'interposant.

La seconde attaque a eu lieu à l'extérieur de la grande synagogue de Copenhague après minuit. Un juif de 37 ans, qui montait la garde pour protéger les invités d'une bar mitzvah, a été tué. Deux policiers ont aussi été blessés. Le suspect a été abattu dimanche matin vers 05h00 par des policiers sur lesquels il avait ouvert le feu.

Echo particulier en France

La cheffe du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, qui s'est rendue dimanche à la synagogue, a rappelé que 'personne ne doit pouvoir impunément attaquer la société danoise ouverte, libre et démocratique'.

Comme il l'avait fait après les attaques de Paris, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé les juifs européens à s'installer en Israël. De son côté, un haut responsable palestinien a condamné 'dans les termes les plus forts' la double attaque de Copenhague, dénonçant un acte 'absolument injustifiable'.

Intervenant un peu plus d'un mois après les attentats de Paris qui avaient fait 17 morts, les événements de Copenhague ont eu un écho particulier en France. Plusieurs centaines de tombes du cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, ont été profanées, suscitant une vive condamnation du président François Hollande et du premier ministre, Manuel Valls parlant d'un acte 'ignoble'.

/ATS
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