Brexit: Hollande compréhensif face à May mais veut de la rapidité

Brexit: Hollande compréhensif face à May mais veut de la rapidité

Photo: Keystone

La France a rejoint jeudi l'Allemagne pour laisser un peu de temps à la Grande-Bretagne avant que celle-ci notifie son retrait de l'Union européenne (UE). Paris continue toutefois de considérer que 'le plus tôt sera le mieux'.

Le chef de l'Etat s'est entretenu pendant une heure avec la nouvelle cheffe du gouvernement britannique, Theresa May. Il a souligné que Londres devait choisir entre une formule 'marché unique et libre-circulation' ou alors 'un autre statut'.

Il a précisé que le Royaume-Uni ne pourrait prétendre conserver l'accès au marché unique européen que s'il continuait à respecter les quatre libertés de circulation européennes : capitaux, biens, services et mouvement des personnes.

'Il ne peut y avoir de discussion ou de pré-négociation avant la négociation mais il peut y avoir la préparation de cette négociation', a admis François Hollande lors d'un point-presse commun à Paris avec Theresa May. 'Mais je le répète, le plus tôt sera le mieux, dans l'intérêt commun, de l'Europe, du Royaume-Uni, de nos économies respectives', a-t-il ajouté.

Pas avant la fin de l'année

Mme May a déclaré que le 'message donné par le peuple britannique' en votant pour le Brexit était très clair: 'Nous devons introduire certains contrôles à la liberté de circulation des citoyens européens vers le Royaume-Uni', a-t-elle dit. 'Le gouvernement britannique doit tenir ses promesses et va tenir ses promesses sur ce sujet'.

Londres reste maître du calendrier pour activer l'article 50 des traités européens sur les modalités de sortie de l'UE. Une fois la demande déposée, les négociations devront s'achever dans un délai de deux ans, ce qui rend possible un départ de la Grande-Bretagne à l'horizon 2019.

Lors de sa récente visite à Berlin, Theresa May avait annoncé que la Grande-Bretagne ne demandera pas sa sortie de l'UE 'avant la fin de l'année'.

'Nouvelle impulsion'

Recevant Mme May à Berlin mercredi, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré qu''on peut parfaitement comprendre que le Royaume-Uni a besoin de temps', tout en soulignant que 'personne ne souhaite une longue période d'incertitude. Ni le peuple britannique, ni les pays membres de l'UE'.

Après la décision des Britanniques de quitter l'Union, M. Hollande, Mme Merkel et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi avaient appelé le 27 juin à Berlin à une 'nouvelle impulsion' pour l'Europe. Ils doivent se retrouver le 22 août en Italie.

/ATS
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