Appel de chefs de la diplomatie à une « désescalade » en Ukraine

Appel de chefs de la diplomatie à une

Photo: Keystone

Réunis mardi à Paris, les ministres des Affaires étrangères français, allemand, russe et ukrainien ont exprimé 'leur vive préoccupation' quant à la situation sécuritaire dans l'est de l'Ukraine. Ils ont appelé à une 'désescalade rapide' et un 'cessez-le-feu immédiat'.

Un apaisement des tensions 'permettrait des progrès sur les volets politique, humanitaire et socio-économique', ont souligné les chefs de la diplomatie dans un communiqué commun diffusé à l'issue d'une réunion au Quai d'Orsay. Les ministres y réaffirment également leur 'attachement à la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk'.

Laurent Fabius et ses collègues allemand Frank-Walter Steinmeier, russe Sergueï Lavrov et ukrainien Pavlo Klimkine étaient réunis en format 'Normandie' (France, Allemagne, Russie, Ukraine). Ce format a été inauguré il y a un an en marge de la commémoration du débarquement du 6 juin 1944.

La rencontre se tenait au lendemain de la prolongation jusqu'à janvier 2016 par l'Union européenne de ses sanctions économiques contre la Russie pour son implication présumée dans le conflit et quelques heures après l'annonce par les Etats-Unis d'un déploiement temporaire d'armements lourds dans plusieurs pays sur le flanc Est de l'Otan, sans mobiliser de troupes.

Armes lourdes

Les quatre ministres ont également appelé 'toutes les parties au respect total du retrait des armements lourds'.

'Nous saluons la réunion du groupe de travail sur les questions de sécurité, qui se tiendra le 2 juillet', ajoute le communiqué commun. 'Nous appelons les participants à chercher d'ici le 26 juin un accord sur le retrait des chars et de certaines armes de moins de 100 mm de diamètre. Ce retrait doit être mis en oeuvre dans les semaines à venir', conclut le texte.

Restrictions d'accès

Les quatre hommes ont également insisté sur la mise en oeuvre d'un plan de désescalade pour la localité de Chirokine, près de la grande ville de Marioupol dans le sud de l'Ukraine. Ils ont souhaité que soit mis fin aux restrictions d'accès des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui surveille le retrait des armes lourdes, et au travail des ONG.

L'est de l'Ukraine est en proie à un regain de violences depuis le début du mois, en dépit de l'accord de cessez-le-feu de Minsk conclu le 12 février.

Ukrainiens et Russes s'accusent mutuellement de ne pas respecter cet accord qui prévoit entre autres l'entrée en vigueur d'une trêve et un retrait des armements lourds. Plus de 6100 personnes ont péri depuis le début du conflit dans le Donbass en avril 2014.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.