Une bombe pourrait être à l'origine du crash dans le Sinaï

Moscou appelle à ne pas

Photo: Keystone

Le Kremlin a qualifié jeudi de 'spéculations' les différentes hypothèses émises autour du crash de l'Airbus A321 russe qui s'est écrasé samedi dans le Sinaï. Pendant ce temps, les premières victimes étaient enterrées en Russie.

'Toutes les versions sur ce qui s'est passé et les raisons pour lesquelles c'est arrivé doivent être présentées par les enquêteurs et nous n'avons entendu aucune annonce des enquêteurs pour l'instant', a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. 'Toutes les autres explications ne sont que des spéculations', a ajouté le porte-parole.

Quelques heures auparavant, Londres et Washington ont tour à tour jugé probable qu'une bombe soit à l'origine du crash du crash qui a fait 224 tués.

Londres a suspendu mercredi soir 'par précaution' les vols entre Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni. Dans la foulée, l'Irlande a également demandé à ses compagnies de suspendre leurs vols vers et en provenance de la station balnéaire égyptienne. En Suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a pour l'heure pas modifié ses conseils aux voyageurs.

Président égyptien à Londres

Le Royaume-Uni souhaite désormais rapatrier les quelque 20'000 touristes britanniques présents sur place et travaille à la mise en place de 'mesures d'urgence', a indiqué le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond.

L'aéroport de Charm el-Cheikh se trouve dans le Sinaï, mais loin du secteur où sévit la branche égyptienne de l'Etat islamique (EI). Cette branche, se faisant appeler 'Province du Sinaï', a réaffirmé mercredi être à l'origine de la catastrophe, évoquant des représailles après 'l'arrestation de femmes bédouines par les forces apostates' dans la région.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait lui qualifié de 'spéculations sans fondement' l'idée d'un attentat de l'EI. Le drame devait être au menu des discussions de sa rencontre en début d'après-midi avec le Premier ministre britannique David Cameron à Londres.

Et le ministre égyptien de l'Aviation civile a affirmé jeudi que les enquêteurs 'n'avaient pas encore de preuve ni de données confirmant l'hypothèse' que l'explosion d'une bombe est à l'origine du crash.

Le flou persiste

Au Caire, les enquêteurs ont extrait les données de l'une des deux boîtes noires de l'Airbus, celle des paramètres de vol, tandis que celle intégrant les conversations de l'équipage, endommagée, demandera beaucoup de travail. Ils espèrent que l'examen des enregistreurs de vols permettrait de trancher entre les deux hypothèses envisagées: défaillance technique ou attentat.

La Russie a enterré jeudi matin les premières victimes à Novgorod (nord-ouest) et Saint-Pétersbourg.

/ATS
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