Un ancien UDC condamné pour des propos islamophobes sur Twitter

Un ancien UDC condamné pour des propos islamophobes sur Twitter

Photo: Keystone

Publier des propos islamophobes sur Twitter constitue un acte de discrimination raciale. Le tribunal cantonal zurichois a confirmé la condamnation d'un ancien politicien local UDC à 75 jours-amende à 120 francs avec sursis, ainsi qu'à une amende de 1800 francs.

Agé de 37 ans et membre de la commission scolaire d'un arrondissement de la Ville de Zurich au moment des faits, Alexandre Müller avait twitté en juin 2012: 'Peut-être avons-nous à nouveau besoin d'une Nuit de Cristal... cette fois-ci contre les mosquées'.

Il faisait ainsi allusion à l'incendie de 200 synagogues, à la destruction de commerces juifs et à l'assassinat de centaines de juifs en une nuit. Une action meurtrière orchestrée par le régime nazi de l'Allemagne du troisième Reich en dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938.

Génocide justifié

Ce faisant, Alexandre Müller 'a abaissé les musulmans et la communauté religieue islamique d'une manière qui porte atteinte à la dignité humaine', avait estimé le procureur lors du procès en première instance. Car l'accusé était conscient de la signification de l'expression 'Nuit de Cristal'.

Il a du même coup 'justifié' le génocide contre les juifs européens, selon le procureur. Alexandre Müller a soutenu que les événements meurtriers de 1938 avaient été 'nécessaires' pour régler une situation conflictuelle.

La défense avait alors rétorqué que les déclarations faites sur Twitter ont été sorties de leur contexte. Elle a soutenu que le coupable les avait formulées dans un but d'avertissement, et non pour inciter au crime.

'Fusiller contre un mur'

Le politicien UDC réagissait à l'acquittement d'un islamiste qui tolérait l'utilisation de la violence contre les épouses refusant l'acte sexuel. Il avait également twitté: 'Je placerais volontiers certaines personnes contre un mur pour les fusiller.'

Mais le tribunal de district n'a pas pris en considération ce tweet et d'autres commentaires au contenu délicat. En cause, la façon dont la justice se les était procurée.

La police avait en effet reçu la liste des tweets de la part de deux sociétés étrangères spécialisées, mais sans demande d'entraide judiciaire officielle. Une interdiction d'utilisation a donc été prononcée.

/ATS
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