Swisscom en mains privées, une idée peu populaire, selon un sondage

Swisscom en mains privées, une idée peu populaire, selon un sondage

Photo: Keystone

Les Suisses ne veulent pas d'une privatisation totale de Swisscom, d'après un sondage de l'institut gfs.bern mandaté par le syndicat syndicom. Seuls 12% de la population y est favorable et 17% pourrait l'accepter, contre 56% en défaveur et 15% d'indécis.

Une votation populaire sur la privatisation intégrale de Swisscom, détenu actuellement à hauteur de 51% par la Confédération, n'aurait donc aucune chance aujourd'hui, a lancé jeudi Lukas Golder, politologue de gfs.bern, devant les médias à Berne. Et syndicom de brandir ensuite la menace du référendum si les Chambres devaient néanmoins trancher en faveur d'une telle opération.

'Partout où l'argenterie des services publics a été privatisée, les conséquences ont été désastreuses', a martelé le conseiller national Corrado Pardini (PS/BE). 'J'entends déjà les groupes qui se sont emparés de Swisscom dire à la Confédération: si vous voulez que le Jura neuchâtelois, le val Melsocina (GR) ou le Diemtigtal (BE) obtiennent un accès au réseau à large bande, vous devez payer!'

La vente de Swisscom à une entreprise internationale représenterait aussi un risque pour la sécurité de la Suisse, a souligné de son côté Giorgio Pardini, membre de la direction de syndicom. Swisscom exploite des installations militaires ainsi que d'autres infrastructures et services sécuritaires importants de la Confédération, a-t-il rappelé.

Le sondage a été mené par téléphone entre le 25 avril et le 11 mai auprès de 1005 citoyens originaires de toutes les régions linguistiques de Suisse. La marge d'erreur est de +/- 3,2%.

Rapport de l'OCDE

Publié en décembre dernier, un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) proposait une privatisation totale de l'opérateur suisse. Selon l'OCDE, en tant qu'ancienne entreprise monopolistique, le groupe bénéficierait de parts de marché plus importantes que ses concurrents. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) va étudier cette proposition.

/ATS
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