Reprise des discussions entre les Etats-Unis et l'Iran à Lausanne

Laurent Fabius à Lausanne samedi pour les négociations sur l'Iran

Photo: Keystone

Les négociations sur le nucléaire iranien ont repris jeudi matin à Lausanne. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif devraient être rejoints samedi matin par le Français Laurent Fabius, à son retour de New York.

La France est considérée comme un des pays les plus intransigeants dans la négociation entre Téhéran et les grandes puissances du gourpe P5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France, Allemagne). M. Fabius n'a de cesse de répéter qu'il veut un accord 'robuste', soupçonnant en creux les Etats-Unis d'être trop conciliants pour arracher un compromis historique.

En janvier 2013, Paris avait bloqué in extremis la première mouture d'un accord provisoire, jugé trop faible. Un accord plus dur avait été signé quinze jours plus tard.

Délai fixé à mardi

Les intenses tractations, qui ont repris il y a plus d'un an, visent à assurer que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique, en échange d'une levée des sanctions qui asphyxient son économie. Elles sont censées aboutir d'ici mardi prochain.

Un responsable du département d'Etat a estimé qu'un accord pourrait être atteint d'ici à la date limite du 31 mars. 'Nous voyons un chemin pour avancer', mais 'cela ne signifie pas que nous y arriverons', a-t-il toutefois tempéré.

Les membres du groupe 5+1 veulent obtenir des garanties que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil. En échange de ces garanties, les sanctions qui pèsent sur l'Iran seraient graduellement levées. L'Iran nie pour sa part vouloir se doter de l'arme nucléaire et assure que son programme n'a que des objectifs civils.

Des progrès

Au-delà du 31 mars, date fixée depuis des mois comme la limite pour parvenir à un accord, c'est 'une page blanche' qui s'ouvre, et les jours suivants sont réservés pour d'éventuelles discussions supplémentaires, a indiqué le responsable américain.

Il a reconnu que les responsables américains à Washington et à Lausanne étaient disposés à de nouvelles discussions si la date limite du 31 mars était dépassée.

'Nous avons fait plus de progrès au cours de la dernière session', la semaine dernière, 'que nous n'en avions fait lors des sessions précédentes, ce qui arrive souvent lorsque l'on s'approche d'une date limite', a-t-il souligné.

/ATS
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