Poutine sous pression face au plongeon du rouble

Poutine sous pression face au plongeon du rouble

Photo: Keystone

La banque centrale russe a convoqué une réunion jeudi face à la dégringolade du rouble, au plus bas jeudi face au dollar. Vladimir Poutine est sous pression face à une crise économique aggravée par la déroute du marché du pétrole.

Signe de la tension, la banque centrale, dont la présidente Elvira Nabiullina a annulé son déplacement au Forum économique de Davos, a annoncé avoir convoqué plusieurs banques pour 'évoquer les conditions de crédit accordées par les banques à l'économie en 2016'.

Une nouvelle année de baisse du niveau de vie des Russes est à craindre. Il s'agirait d'un revers pour le président russe Vladimir Poutine. Le Kremlin a réfuté un 'effondrement' de la monnaie russe qui a perdu plus de 12% de sa valeur depuis le début de l'année. Mais sur les marchés, le mouvement s'amplifie chaque jour.

Après être passé mercredi sous son record des journées noires de décembre 2014, le rouble s'est enfoncé jeudi malgré une stabilisation en cours de journée des prix du pétrole, principale source de revenus de la Russie avec le gaz. Le dollar a bondi jusqu'à 85,99 roubles, du jamais vu depuis que les autorités russes ont retiré trois zéros à la monnaie lors de la banqueroute financière de 1998.

Dans le même temps, l'euro s'est échangé jusqu'à 93,70 roubles, la pire situation pour le rouble depuis décembre 2014 quand la barre des 100 roubles pour un euro avait été atteinte.

En récession

L'effondrement des cours du pétrole signifie que l'économie russe, également visée par des sanctions occidentales pour cause de crise ukrainienne, devrait rester en récession cette année et que le budget va manquer d'une part importante des revenus prévus.

'Effectivement, le cours (du rouble) change, le cours est volatil, mais ce n'est pas un effondrement', a déclaré jeudi aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 'Il n'y a aucune raison de douter que la banque centrale a envisagé un plan destiné à échapper à un réel effondrement', a-t-il ajouté.

La banque centrale est restée prudente pour l'instant, expliquant mercredi que la dépréciation de la monnaie avait des raisons 'objectives' et assurant que la stabilité financière n'était pas menacée. Autrement dit, pas d'intervention à attendre.

De son côté, le gouvernement s'active depuis le début de l'année pour identifier de nouvelles possibilités de coupes budgétaires et des sources de revenus face à la baisse de valeur du pétrole.

/ATS
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