Plus de quatre habitants sur dix vivent dans un ménage endetté

Plus de quatre habitants sur dix vivent dans un ménage endetté

Photo: Keystone

Quatre habitants sur dix vivaient dans un ménage endetté en 2013 en Suisse, hypothèques non comprises. Dans le même temps, près de neuf sur dix estiment qu'il leur serait particulièrement désagréable d'avoir des dettes.

Sans surprise, l'Etat est servi en dernier par les personnes en difficulté. Ainsi, les dettes les plus fréquentes sont les arriérés de paiement, d'impôts en particulier. Selon l'enquête SILC rendue publique mardi par l'Office fédéral de la statistique (OFS), 10,3% de la population vit dans un ménage avec des arriérés d'impôts.

Autre forme de dette, le crédit. Près d'un tiers de la population vivait en 2013 dans un ménage avec au moins un crédit, qu'il s'agisse d'un petit crédit, d'un contrat de leasing ou d'une dette familiale ou auprès d'un ami.

La raison la plus fréquente pour prendre un crédit est l'achat d'un véhicule. Ainsi 18,4% de la population vivait en 2013 dans un ménage disposant d'au moins un véhicule acheté à crédit.

Le profil des personnes les plus endettées, qui cumulent au moins trois types de dettes, ne surprend pas. Il s'agit pour 36,4% de personnes dans le besoin, pour 16,8% de chômeurs, pour 13,6% d'étrangers, pour 12,9% de jeunes âgés de 18 à 24 ans. Sont également concernées pour 12,9% les familles avec un enfant et les personnes résidant en Suisse romande, ou en Suisse italienne, pour 12,3%, détaille l'OFS dans un communiqué.

Contradiction

S'il serait particulièrement désagréable d'avoir des dettes pour 87,4% des personnes interrogées dans l'enquête SILC, ils sont même 92,2% à 'partager fortement l'avis' qu'il faut d'abord gagner l'argent avant de le dépenser. Mais seuls 9,1% admettent qu'il leur est très difficile de garder leur budget sous contrôle.

Pour y parvenir, une personne sur deux déclare ne jamais acheter sur un coup de tête quelque chose d'une certaine valeur, environ cent francs. Mais une sur dix avoue le faire plus d'une fois par mois.

L'enquête révèle par ailleurs que les personnes interrogées ont une relativement faible connaissance des taux d'intérêt pratiqués pour les impayés sur carte de crédit. Les femmes déclarent plus souvent ne pas connaître ce taux. Ce n'est pas mieux pour les hommes. Eux sont plus enclins à le sous-estimer, selon l'OFS.

/ATS
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