Les Suisses appliquent de trop grandes quantités de filtres UV

Les Suisses appliquent de trop grandes quantités de filtres UV

Photo: Keystone

Les filtres UV dans les cosmétiques protègent des rayons du soleil et par là du cancer de la peau. Mais ces composants chimiques peuvent avoir des effets secondaires. Une étude zurichoise montre que de nombreuses personnes en Suisse appliquent des quantités trop importantes de ces produits en soi inoffensifs.

Dans une enquête représentative, Konrad Hungerbühler de l'EPFZ et son équipe ont demandé à 1200 personnes en Suisse alémanique quels cosmétiques avec filtre ultraviolet ils utilisent et combien de fois. Les chercheurs ont aussi déterminé la concentration de filtres dans les produits en question, a annoncé l'EPFZ mercredi.

Il en ressort qu''une partie de la population est exposée à des filtres UV problématiques en quantités pouvant avoir un effet sur la santé', écrit la Haute école. C'est surtout préoccupant pour les filtres agissant comme des hormones ou déclenchant des allergies.

Un point positif: le filtre solaire le plus utilisé, le butyl methoxydibenzoylméthane, passe pour être relativement anodin pour la santé et l'environnement. En deuxième et troisième place, on trouve toutefois des substances controversées: l'ethylhexyl methoxycinnamate (EHMC) et l'octocrylène.

Déclencheur d'allergies

Dans la littérature spécialisée, les médecins relatent depuis des années et de plus en plus que l'octocrylène peut déclencher des allergies. D'après des recherches précédentes, on supposait que 4,9 ou respectivement 14,8 microgrammes d'octocrylène par centimètre carré de peau sont inoffensifs, selon le produit et le sexe de l'utilisateur.

Le sondage de l'EPFZ montre en revanche que certains jours, la moitié des sondés appliquent 87 microgrammes ou plus d'octocrylène par centimètre carré de peau. La valeur de référence est ainsi dépassée de 5 à 17 fois. Une personne sur vingt applique même 190 microgrammes, soit 12 à 38 fois plus que la valeur de référence.

On sait de la deuxième substance examinée, l'EHMC, qu'elle peut avoir des répercussions négatives sur le système hormonal. Là aussi, certaines personnes en étalent de grandes quantités sur leur peau: les jours de soleil, 5% de la population applique sur la peau 0,43 milligramme ou plus d'EHMC par kilo du poids corporel. C'est presque la moitié de la valeur de référence fixée par l'Office danois de protection de l'environnement.

/ATS
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