Le Conseil des Etats refuse sèchement l'initiative des Verts

Le Conseil des Etats refuse sèchement l'initiative des Verts

Photo: Keystone

Pas question de débrancher les centrales nucléaires après 45 ans de fonctionnement. Après le National, le Conseil des Etats a décidé mercredi par 30 voix contre 12 de recommander le 'non' à l'initiative populaire des Verts 'Sortir du nucléaire'.

Robert Cramer (Verts/GE) a eu beau rappeler l'accident de Fukushima qui s'est déroulé il y a 5 ans, il n'est pas parvenu à se faire entendre. Selon lui, il est temps d'arrêter 'cette technologie dangereuse' et de débrancher des centrales qui atteignent leur 'Migros Data'.

Le texte des écologistes réclame la mise hors-service de Beznau I un an après le feu vert du peuple, alors que les quatre autres centrales devraient être fermées dès qu'elles atteindront l'âge de 45 ans. L'énergie qu'elles produisent devra être remplacée par des énergies renouvelables. Le National a recommandé le rejet de l'initiative par 120 voix contre 71.

Pas de date limite

Pour la majorité, l'initiative va trop loin. La stratégie énergétique, proposée comme contre-projet indirect au texte, propose au contraire de sortir pas à pas de l'atome, garantissant ainsi la sécurité d'approvisionnement en énergie, a argumenté Ivo Bischofberger (PDC/AI).

La stratégie ne fixe pas de date limite d'exploitation aux centrales nucléaires. Elle pose les jalons d’un retrait par étapes en misant sur une réduction de la consommation d'électricité, un accroissement de la part de courant vert et une réduction des émissions de CO2.

L'initiative, en fixant une date si proche pour arrêter les centrales, forcera la Suisse à importer de l'énergie produite par d'autres centrales nucléaires, ou pire, à charbon, a relevé Beat Vonlanthen (PDC/FR). Car dans sept ans, les énergies renouvelables ne seront pas assez développées, a complété la conseillère fédérale Doris Leuthard.

Toute la gauche a soutenu l'initiative et les opposants ont été avertis. De toute façon, les centrales nucléaires finiront par fermer pour raisons économiques, comme celle de Mühleberg, a déclaré Didier Berberat (PS/NE), concluant par un dicton: 'La maison Philibert, plus on vend, plus on perd'.

/ATS
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