La Suisse fait moins bien en matière d'écart entre hommes et femmes

La Suisse fait moins bien en matière d'écart entre hommes et femmes

Photo: Keystone

La Suisse recule de trois rangs dans le rapport du WEF sur l'écart hommes-femmes. Désormais onzième, elle baisse surtout sur les opportunités économiques alors que la parité ne devrait pas être atteinte avant 2186 dans le monde.

Après une avancée record en 2013, jamais le fossé entre les sexes n'avait été plus élevé depuis 2008 dans le monde, estime le Forum économique mondial (WEF) dans son rapport publié mercredi à Genève. Il atteint 59% sur les opportunités économiques, l'un des quatre indicateurs avec l'éducation, la santé et l'émancipation politique.

L'Islande arrive en tête, devant la Finlande, la Norvège et la Suède, selon l'indice. Mais un certain nombre de pays pourraient les dépasser, estime le WEF. Le Rwanda arrive devant l'Irlande à la 5e place. Les Philippines suivent devant la Slovénie, la Nouvelle-Zélande et le Nicaragua.

En Suisse, le décalage entre hommes et femmes est considéré comme comblé à 77%, deux points de moins qu'en 2015. Dans le détail, le pays figure au 15e pour l'émancipation politique, un rang de mieux que l'année précédente, et au 30e pour la participation et les opportunités économiques, en baisse de treize places.

Ouest de l'Europe devant

Mais la Suisse n'est que 61e en matière d'éducation, en hausse de huit rangs, et au-delà du 70e rang pour la santé, en légère amélioration. Pour autant, elle arrive au 1e rang du taux d'alphabétisation des femmes et dans leur accomplissement dans l'éducation tertiaire.

En revanche, la Suisse recule de 23 rangs sur le décalage dans les revenus estimés, pour lequel elle figurait à la 1ère place en 2015.

Par région, l'ouest de l'Europe arrive devant l'Amérique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes, l'est de l'Europe et l'Asie centrale. Suivent l'est de l'Asie et le Pacifique, l'Afrique subsaharienne, le sud de l'Asie et le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Dans le monde, les femmes gagnent un peu plus de la moitié du salaire que touchent les hommes, malgré de plus longues heures de travail rémunérées ou non. Le taux d'activité stagne à 54% chez les femmes contre plus de 80% pour les hommes. Le nombre de femmes qui occupent des postes à haute responsabilité reste bas.

Ecart moins important sur l'éducation

La parité entre parlementaires, hauts cadres et directeurs n'est observée que dans quatre pays. Alors même que le taux de femmes diplômées d'une université est égal ou supérieur à celui des hommes dans près de 100 pays.

Les avancées sont les plus importantes dans le secteur de l'éducation, où l'écart entre les hommes et les femmes s'est réduit de 1% en 2015. Le décalage s'est en revanche dégradé dans la santé.

Deux tiers des pays analysés peuvent désormais affirmer avoir totalement supprimé les disparités entre les sexes à la naissance. Plus d'un tiers les a comblées en termes d'espérance de vie en bonne santé.

L'émancipation politique reste l'indicateur où les différences sont les plus importantes. Il constitue encore celui qui a le plus avancé, 1% par rapport à 2015 et 10% par rapport à il y a dix ans. Seuls deux pays ont atteint la parité dans leur Parlement et quatre dans leur gouvernement. Les nouvelles technologies risquent de renforcer en proportion les différences.

/ATS
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