HSBC: Hervé Falciani ne comparaîtra pas à Bellinzone

HSBC: Hervé Falciani ne comparaîtra pas à Bellinzone

Photo: Keystone

Hervé Falciani, l'ex-informaticien de la banque HSBC, ne se présentera pas à l'audience prévue le 12 octobre au Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. Il est accusé d'espionnage économique, de violation du secret commercial et bancaire et de soustraction de données.

Il y sera représenté par son avocat Marc Henzelin. Hervé Falciani a envoyé un courriel à son conseiller légal dans lequel il annonce clairement 'qu'il ne se présenterait pas au procès car il n'a pas confiance dans le système judiciaire suisse dans ce cas particulier', a indiqué l'avocat genevois jeudi à l'agence Bloomberg.

Parallèlement, il a indiqué son intention de participer à une conférence de presse le 28 octobre prochain dans la ville française de Divonne-les-Bains, à quelques encablures de Genève.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) reproche à l'ex-informaticien d'HSBC Private Bank d'avoir copié des données de son employeur avant de les rendre accessibles à des entreprises privées et à des organismes de plusieurs pays, dont les autorités fiscales françaises.

Mandat d'arrêt

Arrêté en Suisse en décembre 2008, M. Falciani avait quitté son domicile et fui le pays le lendemain de son interpellation. En 2009, un mandat d'arrêt international avait été délivré contre lui, sur la base duquel il avait été arrêté en été 2012 à Barcelone.

Après plusieurs mois de détention en vue d'une extradition vers la Suisse, Hervé Falciani avait fini par être remis en liberté, avant qu'un tribunal espagnol ne décide en mai 2013 de refuser qu'il soit extradé vers la Suisse.

Les données volées par l'ex-informaticien d'HSBC avaient permis à un consortium de journalistes de révéler que près de 120 milliards de dollars auraient transité par la banque dans le but d'échapper à l'impôt, ou pour être blanchis via des sociétés-écrans.

Justice négociable

En juin dernier, HSBC Private Bank a versé 40 mio de francs aux autorités genevoises, mettant fin à la procédure pour blanchiment d'argent aggravé lancée le 18 février. Elle avait donné lieu à une perquisition au siège de HSBC à Genève.

Fin septembre, dans les colonnes de l'hebdomadaire économique 'Handelszeitung', l'ex-informaticien avait déclaré qu'en Suisse 'la justice est négociable', pointant du doigt le fait que la procédure contre HSBC avait été arrêtée, alors que lui faisait toujours l'objet de poursuites. 'Est-ce que je constitue un plus gros danger pour la Suisse que la banque HSBC?', a-t-il demandé.

/ATS
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