France: la loi sur la transition énergétique validée

France: la loi sur la transition énergétique validée

Photo: Keystone

Le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la loi sur la transition énergétique, qui prévoit entre autres de réduire d'ici 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50%. Il n'a censuré qu'un nombre réduit d'articles et dispositions.

Le Conseil constitutionnel a censuré trois articles, dont ceux sur la rénovation énergétique des bâtiments et la réduction des gaz à effet de serre dans la grande distribution, et plusieurs dispositions relatives au gaspillage alimentaire, a-t-il détaillé dans un communiqué.

L'institution se prononçait après la saisine de plus de soixante députés et autant de sénateurs sur un texte emblématique du quinquennat de François Hollande reprenant des thèmes longuement débattus lors du débat national sur la transition énergétique.

Plusieurs objectifs de long terme

Plusieurs objectifs de long terme ont été fixés: outre la part du nucléaire dans la production d'électricité passant de 75 à 50% à l'horizon 2025, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale doit atteindre 32% en 2030 et, par rapport à 2012, la consommation énergétique finale doit être réduite de 50% en 2050 et la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030.

Les émissions de gaz à effet de serre devront baisser de 40% en 2030 par rapport à 1990 et le principe d'une augmentation progressive du prix du carbone a été inscrit dans le texte (de 22 euros la tonne de CO2 en 2016 à 100 euros en 2030). Il devra être confirmé dans la loi de finances.

La capacité du parc nucléaire est désormais plafonnée à 63,2 gigawatts, soit la puissance actuelle.

Actions prévues

Pour atteindre les objectifs fixés, des articles prévoient des actions dans les secteurs du logement (rénovation, compteurs électriques intelligents, etc.), des transports (installation de 7 millions de bornes de charge pour voitures électriques, prime à la conversion, etc.), les énergies renouvelables (fonds chaleur, méthanisation, etc.), le recyclage des déchets (interdiction des sacs plastiques à usage unique, réduction des volumes mis en décharge, etc.)

Pour des raisons de procédure, le Conseil constitutionnel a censuré des paragraphes concernant le gaspillage alimentaire, qui prévoyaient que les grandes surfaces n'auraient plus le droit de jeter de la nourriture.

L'article portant sur la rénovation énergétique des bâtiments a été censuré au motif que le législateur 'n'avait pas suffisamment défini les conditions et les modalités de l'atteinte' possible au droit de propriété.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.