En Iran, des élections vitales pour la poursuite de l'ouverture

Législatives iraniennes: les alliés du président Rohani en tête

Photo: Keystone

Les alliés réformateurs et modérés d'Hassan Rohani ont pris la tête dimanche face aux conservateurs aux législatives, selon un décompte portant sur plus de la moitié des 290 circonscriptions. Le président iranien compte sur eux pour accélérer sa politique d'ouverture.

Au Parlement, les alliés de M. Rohani pourront compter sur 73 députés sur les 165 sièges pour lesquels les résultats sont connus, mais non officiels. Sur ces 73 sièges, ils en ont remporté directement 60 et ils peuvent également compter sur les sièges remportés par 13 candidats indépendants qui leur sont proches.

A noter la bonne performance des réformateurs et modérés à Téhéran, où ils raflent la totalité des 30 sièges mis en jeu. Grâce à cette percée, le camp Rohani est assuré de disposer pour les quatre prochaines années de plus du double de ses 30 députés dans l'actuel Parlement. L'assemblée sortante était dominée par les conservateurs avec 200 élus environ.

Accord sur le nucléaire déterminant

Religieux modéré, M. Rohani misait sur l'avancée majeure qu'a été l'accord conclu en juillet avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien pour engranger un maximum de députés favorables à sa politique au Parlement et poursuivre dans cette voie.

La plupart des conservateurs les plus radicaux qui s'étaient opposés à cet accord historique ont été éliminés lors du scrutin.

Importance de l'Assemblée des experts

Autre motif de satisfaction pour le président iranien: son élection et celle de son allié Akbar Hachemi Rafsandjani, ancien président de la République islamique, à l'Assemblée des experts après être arrivés en tête à Téhéran.

Cette chambre, composée de 88 religieux élus pour huit ans, est chargée de nommer le guide suprême iranien. Elle pourrait être amenée à jouer un rôle déterminant durant son mandat puisque le guide actuel, Ali Khamenei, est âgé de 76 ans.

Deux religieux conservateurs connus pour leur hostilité envers les réformateurs, les ayatollahs Mohammad Yazdi et Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, ne seraient pas en position d'être élus, selon des résultats partiels portant sur la presque totalité des bulletins dépouillés.

En revanche, l'ayatollah conservateur Ahmad Janati, chef du puissant Conseil des Gardiens de la constitution, serait lui élu.

Egalité en province

Dans le reste du pays, les réformateurs/modérés - unis au sein de la liste 'Espoir' - et les conservateurs se partagent les voix avec des candidats indépendants qui ne figuraient sur aucune des deux listes principales, selon des résultats partiels.

Sur les 135 sièges de province dont les résultats sont connus, les conservateurs en gagnent 38 auxquels il faut ajouter 16 indépendants qui leur sont proches, soit un total de 54.

/ATS
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