Dépôt d'une pétition contre l'importation de fourrures

Dépôt d'une pétition contre l'importation de fourrures

Photo: Keystone

Le Parti suisse pour les animaux (PSpA) a déposé mardi à Berne une pétition exigeant l'interdiction de l'importation de fourrures 'issues de méthodes de torture'. Le texte a récolté 28'870 signatures, a indiqué le parti lors d'une conférence de presse à Zurich.

'La production de fourrure est une cruauté envers les animaux qui n'a pas son pareil', estime le PSpA. Avec l'arrivée de l'Asie dans ce commerce, 'la protection des animaux est plus que jamais d'actualité'.

La pétition est soutenue par dix organisations (Fondation pour les animaux dans le droit, Ligue suisse contre la vivisection et ProTier notamment). Elle a été déposée alors que plusieurs interventions parlementaires dénoncent l'inefficacité de l'obligation de déclaration d'origine et de la manière dont la peau a été obtenue.

Rapport en 2017

Le postulat de la conseillère aux Etats Pascale Bruderer (PS/AG) demande notamment de 'mettre un terme à l'importation et à la vente de produits de la pelleterie provenant d'animaux ayant subi de mauvais traitements'. Le rapport du Conseil fédéral est attendu en 2017, a précisé Pascale Bruderer lors de la conférence de presse.

Pour le PSpA, les signatures récoltées 'démontrent que la population suisse soutient les mesures contre la cruauté envers les animaux à fourrure'. C'est par une interdiction totale que la Suisse 'peut refuser d'être complice de cette immense souffrance'.

Les enquêtes montrent des manquements dans la déclaration des produits en fourrure. Sur 54 visites dans des magasins tels que PKZ, Jelmoli et Globus, 50 ont permis de mettre en évidence des erreurs dans les déclarations. Environ 15% des fourrures ne sont pas déclarées ou mal déclarées.

Confusion

Même dans les cas où la déclaration est correcte, elle entretient la confusion. Ainsi, explique le PSpA, une 'détention en meute' peut être comprise comme une détention selon l'espèce. Mais en réalité, il s'agit de détention d'un groupe en cage, ce qui provoque un état de stress psychique et physique très élevé pour les animaux.

L'étiquetage ne mentionne pas non plus la vraie méthode de mise à mort de l'animal. En Asie, selon le PSpA, les animaux sont généralement assommés à coups de bâton et beaucoup sont encore vivants et conscients quand ils sont dépouillés de leur peau.

Renoncer

Le premier pas pour mettre fin à la souffrance des animaux à fourrure est de renoncer à acheter des produits avec de la fourrure, soulignent les pétitionnaires.

En 2014, la Suisse a importé 400 tonnes de fourrure de Scandinavie, de Pologne et de Chine. Presque tous ces produits proviennent de chasses problématiques, d'élevages utilisant des méthodes de torture ou de pièges particulièrement cruels, selon le PSpA.

/ATS
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