COP21: la délégation suisse déçue du manque de résultats à Paris

COP21: la délégation suisse déçue du manque de résultats à Paris

Photo: Keystone

Selon la délégation suisse, les négociations à Paris pour un nouvel accord climatique à la COP21 n'ont pas débouché sur d'importants progrès lors de la première semaine. Elle s'est dit déçue vendredi, mais espère encore un résultat final utile d'ici le 11 décembre.

La présence des chefs d’Etat et de gouvernement a donné 'une forte impulsion' au début de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21). 'Mais les négociations techniques qui ont suivi n'ont cependant pas débouché sur d'importants progrès, estime à mi-parcours de la COP21 l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Renforcer la confiance

'La confiance doit encore être renforcée pour faire aboutir les négociations (...). Certaines délégations de pays en développement et émergents ne se sont pas montrées prêtes à négocier dans de nombreux domaines. Lors des échanges informels, la plupart des Etats ont toutefois exprimé une volonté claire qu'un accord soit conclu à Paris', observe l'OFEV.

La délégation suisse 'a entrepris plusieurs démarches pour trouver des compromis et est prête à montrer une certaine flexibilité'. Mais jusqu'ici, elle est 'déçue du manque de résultats', explique l'OFEV.

Le chef de la délégation suisse Franz Perrez se veut pourtant confiant. 'D'ici la fin de la semaine prochaine, nous aurons un accord', affirme-t-il à l'ats depuis Paris. Mais ce sera sans doute un compromis en-dessous des attentes helvétiques, selon lui.

Deux points principaux à problème

'Nous entrevoyons un texte d'accord (...) Mais ce qu'il nous faut dorénavant, ce sont des décisions politiques', explique-t-il. Deux points majeurs attendent encore une solution, selon lui.

Pour le premier, il s'agit de mettre un terme au système à deux vitesses qui n'engage pas tous les pays aux mêmes responsabilités. Les pays qui doivent en faire plus à l'avenir verrouillent ce volet, observe M. Perrez. Seul un compromis politique peut débloquer ce point, selon lui.

Pour le deuxième point, il s'agit du financement de la lutte contre le réchauffement climatique et une plus large aide aux pays nécessiteux. Là aussi, il y a une résistance, remarque le chef de la délégation suisse. Si les pays acceptent l'idée d'obligation contraignante de présenter des objectifs climatiques, le mécanisme de surveillance ne l'est pas, constate-t-il.

Pression ministérielle?

Expert climatique au WWF et également présent à la COP21, Patrick Hofstetter ne se montre pour l'instant pas particulièrement inquiet. Tout est encore possible, selon lui. Interrogé par l'ats, il explique que le processus de négociations est hautement politique, mais que jusqu'ici il n'y a pas eu encore de pression sur les pays à laisser tomber leurs exigences maximalistes.

Les négociations au Bourget près de Paris se poursuivent donc jusqu'au 11 décembre. Dès lundi, elles se dérouleront au niveau ministériel pour deux jours. La conseillère fédérale Doris Leuthard, cheffe du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) participera aux pourparlers.

/ATS
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