Brexit: pas encore de dialogue formel entre l'AELE et Londres

Brexit: pas encore de dialogue formel entre l'AELE et Londres

Photo: Keystone

Les Etats de l'AELE, réunis lundi à Genève, n'ont pour le moment pas entamé de dialogue formel avec la Grande-Bretagne après le Brexit, même si des contacts existent. En revanche, un accord commercial avec l'Inde pourrait aboutir en 2017.

'Il n'y a pas de contact formel' avec le gouvernement britannique, a indiqué à l'ats le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann, au terme d'une réunion ministérielle de l'Association européenne de libre-échange (AELE) présidée par l'Islande. 'Les Britanniques doivent d'abord se décider' sur leur interaction avec l'UE.

La question d'une adhésion britannique à l'AELE 'ne se pose pas', mais 'elle pourrait se poser' à plus moyen terme. Les ministres norvégienne, islandaise, liechtensteinoise et M. Schneider-Ammann ont évoqué tous les scénarios. Mais ils ne se prononceront pas avant que les situations britannique et écossaise soient établies.

Des contacts existent toutefois de manière informelle. Des Ecossais viennent par ailleurs au Liechtenstein chercher des indications sur l'Espace économique européen, selon la ministre des affaires étrangères Aurelia Frick. Pour la Suisse, l'important est de préserver la relation bilatérale et la sécurité juridique dans les liens avec Londres.

Discussion prévue avec le Mercosur

Autre dossier évoqué lors de la réunion ministérielle, les négociations pour un accord avec l'Inde sont 'plutôt prometteuses', dit le chef du Département fédéral de l'économie (DEFR). Les questions difficiles restent surtout liées à la propriété intellectuelle, pour laquelle l'industrie pharmaceutique souhaite des garanties.

'On a clarifié de quoi on parle', affirme le président de la Confédération. Il estime possible une conclusion d'un accord en 2017. Les ministres ont par ailleurs acté le lancement de discussions exploratoires avec les pays sud-américains du Mercosur probablement lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF).

Plus largement, après l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, M. Schneider-Ammann estime que pour autant que la Suisse puisse être associée, 'tout le monde gagnerait' à un accord de libre-échange et d'investissement entre les Etats-Unis et l'UE (TTIP). Le continent européen a besoin de marchés ouverts, selon lui.

/ATS
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