Après la BCE, François Hollande rappelle la nécessité des réformes

Hollande appelle l'économie à s'engager contre le terrorisme

Photo: Keystone

Le président français François Hollande a appelé vendredi au Forum économique mondial (WEF) de Davos les milieux économiques à s’engager dans la lutte contre le terrorisme. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a ensuite estimé que la lutte contre le terrorisme ne doit pas céder aux dérives 'islamophobes'.

Face à 'une bête qui vous frappera aussi le moment venu', la réponse doit être 'globale, internationale et partagée entre les Etats, les gouvernements, mais aussi les entreprises', a dit François Hollande vendredi. Dans son allocution, il s’est adressé en particulier aux grandes entreprises actives dans les technologies, pour améliorer la cybersécurité.

Le chef de l’Etat a enjoint aussi le 'système financier' à 'couper les sources de financement' du terrorisme.

'Vous, forces vives du monde, grands acteurs devez faire preuve de vigilance et d’engagement', a ajouté François Hollande, s’adressant au parterre de décideurs venus très nombreux assister à son discours. Parce qu''il n’y aura pas de prospérité sans sécurité'.

Auparavant, il s'était 'félicité' vendredi à Davos des rachats massifs de dettes annoncé la veille par la Banque centrale européenne (BCE). Mais le président français a prévenu que cette mesure ne dispensait pas de faire des réformes.

'Dans le respect de son indépendance, je ne peux que me féliciter de ces décisions', a-t-il déclaré à son arrivée au WEF. Il a dit que la BCE 'jouait son rôle' quand elle 'luttait contre le chômage' et faisait 'en sorte que la croissance soit prioritaire'.

Pour autant, les décisions de la BCE 'ne doivent pas nous empêcher de faire nos réformes', a-t-il souligné.

Cette position rejoint celle de la chancelière allemande Angela Merkel qui avait déclaré jeudi à Davos que 'la décision de la BCE ne pourrait nous écarter du chemin' des réformes jugées nécessaires pour les gouvernements européens.

De son côté, John Kerry a estimé que la lutte contre le terrorisme ne doit pas céder aux dérives 'islamophobes'. Le secrétaire d’Etat américain a souligné que l’extrémisme n’est pas une question de foi ou de religion, mais le fait 'd’individus organisés en réseaux'.

'La lutte contre le terrorisme est une lutte du monde civilisé pour défendre ses valeurs', a déclaré John Kerry vendredi au Forum économique mondial (WEF) de Davos (GR).

Il avait auparavant énuméré plusieurs des 'crimes atroces' commis par les groupes extrémistes Etat islamique en Irak et en Syrie et Boko Haram au Nigeria. 'Des crimes que les musulmans et leurs chefs spirituels rejettent' a-t-il insisté. Le risque d’amalgame existe et il faut à tout prix le combattre, selon le chef de la diplomatie américaine.

Sécurité et stabilité

A l’instar du président français François Hollande à la même tribune plus tôt, John Kerry a également appelé les milieux économiques présents dans l’assemblée à se mobiliser. 'Nous sommes face à un immense défi, qui nous concerne tous', qui nécessite d’importantes ressources.'

Des fonds que 'nous devons tous alimenter', insiste le ministre américain, comme 'nous avons été capables de le faire il y a 70 ans pour arrêter le fascisme.'

Le sommet contre l’extrémisme, qui rassemblera le 18 février à Washington divers représentants politiques économiques et de la société civile, sera une étape. Le secrétaire d'Etat américain a encore annoncé qu'il se rendrait 'dans quelques jours' au Nigeria, pays aux prises avec le groupe islamiste Boko Haram.

Seule la sécurité et la stabilité peuvent 'permettre à l’économie de fleurir', a-t-il dit.

/ATS
Partager
Link
Météo
Restez informé

Pour tout savoir sur l'actualité, inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.